Peut-être
avez-vous entendu parler de ce sujet sur les réseaux sociaux ? Depuis deux
jours en effet, le replay d’un reportage absolument édifiant commence à se
diffuser. Et je compte sur vous pour le partager encore plus via cet article.
Des
journalistes français ont pu suivre des familles anglaises à qui « l’aide
sociale à l’enfance » anglaise à arraché à la naissance, ou a tenté de le
faire, leurs enfants, soit pour des prétextes infondés soit, et c’est là que le
bât blesse, par anticipation de potentielle maltraitance.
En
gros, la plupart de ces familles sont ce qu’on pourrait appeler des « cas
sociaux » dont le passé est connu des services sociaux qui leur tombent
dessus à peine la grossesse déclarée.
Pour
que ce soit bien clair :
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oui, moi comme vous , pouvons parfois penser que certains parents, sur
le fil, auraient mieux fait de ne pas faire d’enfant dans leur situation vu
leur négligence, leurs conditions de vie ou leur violence/alcoolisme etc.
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Bien sûr que je comprends l’intention de départ qui consiste à se dire que
quelqu’un drogué, alcolo ou pathologiquement associable ou psychotique par
exemple pourrait représenter une menace et qu’agir en amont éviterait des
drames.
-
Oui, cela aussi arrive en France (en cherchant, on trouve des infos comme sur ce site) mais il
me semble que chez nous, on tente plutôt d’aider les familles, à tel point que
l’inverse se passe (tout aussi incompréhensible) des enfants meurent sous les
coups de leurs parents ou beaux-parents alors que plusieurs signalement ont été
faits. Autant dire qu’en GB on peut penser que la petite Fiona serait sans
doute encore vivante...
MAIS.
La
situation en Grande Bretagne est absolument terrifiante et c’est tout ce que
démontre ce reportage qui me retourne le cerveau depuis 3 jours car j'imagine que si vous êtes maman, vous savez comme moi que RIEN ne remplace la présence et l'amour des parents, aussi démunis soient-ils dans la construction d'une enfant. Et rien n'est plus destructeur que d'en être privé.
Voici ce qu'on y apprend:
Voici ce qu'on y apprend:
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tout d’abord, l’énoooorme biais réside dans le fait qu'en Grande Bretagne on exige de chaque
« county » un quota d’enfants à livrer à l’adoption. Oui, oui, on
leur demande un chiffre minimum… qui, tenez-vous bien, conditionne les aides
que le comté reçoit (ou non) de l’Etat. En gros, si les travailleurs sociaux
enlèvent assez d’enfants à des familles pour les faire adopter, bingo !
Ils reçoivent les aides financières, sinon, non, ou moins. Vous n’hallucinez
pas, malheureusement et il est soudain facile comprendre pourquoi une avalanche
d’abus a lieu chaque année.
-
ensuite, autre problème et non des moindres (qui permet aussi de comprendre comment on peut justifier les
manipulations ou fausses déclarations pour arriver aux fins financières
ci-dessus) : la loi inclue le principe de « doute » et de
maltraitance potentielle. Il n’est
pas nécessaire que les parents aient maltraité leur enfant pour qu’on leur
retire : il suffit que l’on pense qu’ils POURRAIENT le faire pour
justifier l’enlèvement. D’où l’enlèvement de nouveaux-nés à des parents qui
n’avaient jamais eu d’enfant avant (et n’avaient donc aucun passif, CQFD). C’est
la présomption de… culpabilité à venir.
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enfin, troisième chose extrêmement choquante : l’aide sociale (ces gros batards,
donc) cible en amont les familles les plus pauvres, les moins
éduquées, et qui n’ont souvent pas les moyens financiers ou culturels de
pouvoir réagir. Ces profils sont repérés à l’avance, ciblés pour ne pas dire
fichés, pour avoir eux-même sollicité de l’aide par le passé. Une dépression,
un coup dur qui a nécessité la visite d’une assistante sociale, quand ce n’est
pas le simple fait d’avoir été soi-même été placé enfant en famille
d’accueil : tout ça légitime à leurs yeux la suspicion. Comme si on ne
pouvait pas avoir eu ce genre de parcours et être par la suite un bon parent.
Note
bonus : à la base, la loi votée par Thatcher avait pour but de casser le
cycle de la pauvreté en enlevant les enfants pauvres pour les insérer dans des
familles « middle class » : il s’agit donc bien d’un ciblage
horriblement précis.
A
ces faits déjà complètement hallucinants s’ajoutent quelques cerises sur le
pudding :
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En bonus, il n’y a qu’un type d’adoption en GB : l’adoption plénière,
c’est-à-dire irrévocable et avec interdiction totale de transmettre les infos
aux enfants plus tard, pour bien anéantir les liens existants.
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Quels que soient les constats des divers acteurs/experts, les rapports des services sociaux
priment, même sur ceux de la police. Même, il n’est pas rare de trouver de faux
documents qui contredisent des expertises demandées par les parents qui tentent
de se défendre et que la justice en prend pas en compte.
-
les journalistes britanniques ont interdiction de couvrir les affaires
(histoire de bien passer tout ça sous silence)
-
les parents n’ont pas le droit par la suite de parler de leur cas autour d’eux
(heu, et tu dis quoi à ta famille quand tes 3 enfants te sont pris d’un coup ?)
-
-ah oui- le délai maximum pour « régler » un dossier est de 6 mois. Entre
l’enlèvement initial et l’offre pour adoption définitive : expéditif !
-
les enfants quels que soient leur âge sont littéralement arrachés aux parents,
du jour au lendemain, qu’ils aient 3 mois et soient encore allaités (!!!) ou 8
ans et qu’on vienne les cueillir à la sortie de l’école un soir sans prévenir.
-
le meilleur pour la fin : quand exceptionnellement les parents ont réussi
à faire reconnaître qu’il y avait une faute… on ne leur rend JAMAIS les enfants. Dans le cas du reportage : 3 enfants de 3 mois à 8 ans enlevés car celui
du milieu avait une fracture inexpliquée à la cheville. Même après avoir
reconnu l’origine de la fracture (le scorbut, normalement facile à détecter),
aucun des 3 n’a été rendu.
Ca
y est, j’ai de nouveau envie de vomir.
Bref,
ça fait 3 jours que j’ai envie de crier tout ça au monde, et surtout de trouver
comment médiatiser ce qui pourrait bien être un bon gros scandale. Le
pire ? J’ai découvert qu’en Norvège aussi on voudrait bien modeler le
peuple pour éradiquer les marginaux ou les cas sociaux : le Barnevernet (service
de protection de l'enfance en Norvège) commet lui aussi de nombreux dérapages comme on peut le lire ICI.
Pour
la grande Bretagne, la seule manière de pouvoir médiatiser tout ça c’est de le
faire par les parents depuis un autre pays (ou nombreux fuient pour échapper
aux travailleurs sociaux qui les y poursuivent pour les intimider) et de faire
couvrir les abus par une presse étrangère, comme on le voit dans ce reportage. Regarde-le:
une heure, certes, mais une heure les yeux écarquillés, entre indignation et
consternation. (encore dispo en replay pendant 4 jours ici: http://pluzz.francetv.fr/videos/les_enfants_voles_d_angleterre_,148653060.html )
Liens
utiles :
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Article très bien écrit de Télérama http://television.telerama.fr/television/les-enfants-voles-d-angleterre-une-saisissante-enquete-a-suivre-sur-france-5,149897.php
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Emission-débat après la diffusion sur France 5 où l'on apprend d'autres détails: http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face/diffusions/15-11-2016_520483
Et partagez si comme moi vous ne pouvez imaginer un seul instant pouvoir survivre si on vous enlevait vos enfants de manière aussi brutale.
Je suis consternée rien que de lire cet article. Pas sûre de survivre le reportage... C'est absolument dingue o_O
RépondreSupprimerOui j ai vu ce reportage et en tant que maman c était insupportable... Mon dieu quelle horreur de voir ses parents dans le désarroi et qui ont juré de se taire c dingue si pres de chez nous... Ça fait peur...
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