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Les 10 questions qu’on se pose avant d’avoir un enfant (et les réponses)

 Tu sens l'appel d'un truc et tu gagatises devant les bébés de tes copines mais mille questions s'entrechoquent dans ta tête. Ton utérus (ou la gyneco) te parle mais le doute aussi? Lectrices, je ne te cacherai rien, j'ai juré en lançant ce blog "Toute la vérité, rien que la vérité". Chose promise...

- Est-ce qu’on va devoir faire une croix sur toute vie sociale ?
Pas forcément.
En fait rien n’est perdu mais rien n’est gagné non plus ! Ca change en fonction de l’âge. On n’a jamais fait autant de resto que le premier mois…où elle dormait tranquille. Mais aujourd’hui à un an c’est plus dur, en revanche elle peut rester avec nous si on prend l’apéro ou s’endormir chez des amis si on prend son lit. Ce qui est sûr, c’est que pour toute vie sociale à deux, vie de couple quoi, ciné, resto, sans famille ou bb sitter, c’est mort ! ;-) Tout dépend aussi de sa capacité à laisser bébé. Je crois qu’il faut une farouche envie de ne pas décrocher pour trouver l’énergie de continuer à lancer des invits et s’organiser pour participer aux trucs qu’on nous propose, tout simplement parce qu’à un moment, ce que tu veux dans la vie c’est DORMIR, et que finalement, ta vie sociale tu t’en fous !!! C’est à ce moment qu’il faut tenir bon !


Moi qui ne voulais pas de fille…

Mais quand je pense que je ne jurais que par les petits mecs… aujourd’hui je ne comprends même pas comment j’ai pu ne pas vouloir avoir une fille ! C’est même l’inverse : j’en veux une deuxième ! Les choses se sont inversées : aujourd’hui c’est d’un garçon dont je me demande ce que pourrais faire… évidemment, si j’en avais un, tout irait très bien, et j’en serais gaga aussi, mais c’est vrai qu’au départ, je ne voyais que des inconvénients à avoir une fille. En fait je crois que j’avais peur. Pour certains, au départ, le sexe ne fait pas de différence. Pour d’autres, ça en a une tout de suite… D’ailleurs, je ne suis pas la seule, et ça me rassure d’être tombée sur ce post d’une maman qui ne voulait pas de fille non plus… et s’en réjouis aujourd’hui !

 Elle a su bien dire ce que j’ai aussi ressenti, même si moi je n’ai pas été déçue comme elle, le travail de conscientisation de la grossesse ayant chez moi pris le pas sur le sexe de l’enfant. Elle, elle a fait un blocage jusqu’au 7ème (!)  mois, tandis que moi c’était surtout avant que je ne l’imaginais pas. Une fois que j’ai su que c’était une fille, j’étais dans l’expectative, j’ai laissé aller…

J’en profite pour recommander la partie maternité de ce blog que j’aime beaucoup car pour une fois il ne s’agit pas d’une écriture en mode LOL, dérision et plaintes parentales à la sauce humour noir, mais plutôt avec l’amour et la tendresse pour thème central. Parce que si je pensais être une mère indigne et avoir moi aussi envie d’ironiser sur mon statut de maman et les galères que je vivrais, au final, ce n’est pas du tout ce que j’ai envie d’écrire aujourd’hui. Moi, j’ai envie d’écrire ce ressenti doux si particulier, cette aventure des sentiments exaltés et ce cœur qui fait boum plus fort depuis qu’elle est là… peut être aussi parce que finalement il n’y a pas tant de galères à relativiser, ou de situation épouvantables ou le comique est de rigueur pour « tenir le coup ». Pour l’instant, tout est encore et toujours rose…

Mais donc, pour en revenir au sujet, c’est AVANT (= quand j’ai arrêté la pilule et que je me suis un peu projetée), que j’imaginais exclusivement un bébé mec, dont je serai raide dingue, mais une fille, non, je ne la voyais pas. J’imaginais, j’imaginais… en fait je ne me souviens même plus, je me disais que je ne saurais pas quoi faire avec une fille, que je ne la comprendrai pas. Je pensais à l’adolescence aussi, à une sorte de compétition mère-fille. Je pense depuis toujours qu’une fille il faut vraiment lui apprendre beaucoup de choses plus tôt, plus sérieusement qu’à un garçon, peut être car il faut non seulement qu’elle se protège, mais aussi qu’elle compense les potentielles inégalités à venir. Bref, aujourd’hui je pense toujours ça mais je suis tellement dingue de ma fille que je ne me souviens plus ce que c’était de ne pas en vouloir une. Je suis fière, je vois notre complicité se renforcer chaque jour, je me projette sur une future proximité, sur toutes les choses importantes que je veux (vais) lui transmettre, et lui dire, ces choses que moi j’aurais aimé savoir…

Et bizarrement, à l’idée d’avoir un petit mec, aujourd’hui je suis toute chose… Impossible de me projeter avec un garçon. C’est trop bizarre. Je rêve d’une seconde fille. J’ai déjà les prénoms… 
Faut que j’en parle à mon psy ou bien ? ;-) Si toi aussi tu as ressenti ça, n'hésite pas à partager ton histoire en commentaire, ca me rassurera! 

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Résultat test de grossesse: toutes les réactions sont autorisées!


Bon alors, je vous préviens, je ne vais pas rattraper 9 mois de retard par ordre chronologique, mais plutôt par envie et inspiration (mais vous z’inquiétez pas j’ai tout noté pour ne rien oublier) MAIS, malgré tout, ne sachant pas vraiment par où commencer… le plus simple était de commencer avec la découverte de LA CHOSE. Cette chose à laquelle on pense FORCEMENT à plein d’étapes de la vie, qu’on a imaginé plein de fois : ce moment où on se fait pipi à moitié sur les doigts et à moitié sur un bâtonnet et ou le symbole indique que le test est positif !
Attention, entendons-nous bien ! Quand je dis « que l’on a forcément imaginé », je ne veux pas dire « imaginé avec le cœur qui bat, avec espoir et impatience ». Non, car ici comme vous allez le découvrir au fil des articles, on mise sur le moins de clichés possible avec visée de déculpabilisation maximale.

Premier point, donc : non, quand on pisse sur le bâtonnet, on n’est pas FORCEMENT en transe.

Tous les cas de figure sont possible : la peur de l’accident, l’attente émue, la peur du résultat même si on l’a un peu cherché, bref, à chaque situation sa réaction.
Et pour cause. Le message du jour s’adresse à une croyance à laquelle on va faire la peau si vous le voulez bien : cette scène que j’avais, que vous avez, que nous avons toutes imaginée, et bien non, elle n’a pas qu’une façon de se passer ! En général, on l’a imaginée type : je vais ressentir un truc énorme, voire une bouffée d’amour immédiate, je vais me sentir changée etc…
Car avouez-le, la plupart du temps quand on s’est imaginé un jour voir les traits positifs apparaître sur ce petit bâtonnet, on a plutôt imaginé ce genre de sensations, pas vrai ? La situation idéale, la joie, une émotion forte…


Alors nous y voici pour le message du jour : parfois, on est trop anesthésiée par la prise de conscience pour ressentir quoi que ce soit. Ouai.

Parfois même alors qu’on essayait activement de faire un bébé, et quand on voit que c’est en train d’arriver, on ne ressent pas de joie particulière. De la surprise, de la panique, du doute, mais pas de joie. Faut-il en parler à mon psy? Nan.
Car tu sais quoi ? Non seulement c’est pas grave, mais c’est normal et même, attends voir, c’est courant ! C’est un truc dont on ne parle pas trop sauf avec des copines qui ont eu des enfants, et en général après coup. Mais souvent, on se retrouve face à ce délicieux bâtonnet, plein d’une nouvelle si fracassante, qu’on en reste coite. (de l’expression rester coi, ce n’est pas un terme de parent, t’inquiète, ca va venir)


Alors pour finir de te déculpabiliser, lectrice, je vais te raconter ma réaction à moi. Je te mets dans le contexte : j’ai arrêté la pilule, on n’avait pas super envie mais on s’est dit que ça mettrait du temps et qu’au moment où ça arriverait, on verrait bien… Bref, on s’en est remis à la chance ou à la nature, comme on veut, pensant que 15 ans de pilule pour moi x 15 ans de clopes pour lui + les fausses couches fréquentes = environ 1 an passerait avant qu’on soit confronté à la chose.
HAHAHA.
HAHAHAAAAAHAAAAAAAHAAAAAAAAAAAAAAAA.
3 mois après, c’était dans la boîte, si je puis dire. 
Au programme donc, surprise et absence d’évidence
Note : mon mec était à l’étranger, j’étais donc seule, et j’ai décidé de lui dire de vive voix ce qui allait me faire attendre 3 semaines qu’il rentre sans pouvoir me confier… Après ma prémonition de grossesse de l’épisode précédent, et comme mes règles n’arrivaient pas, me voici donc dans mes toilettes à tenter de diriger mon pipi (vas-y, rigole tant que ça ne te déclenche pas encore des fuites urinaires jeune nullipare). Les 2 traits apparaissent et voici exactement ce qui m’est passé par la tête :
« Et merde. Bon dieu, cette fois ça y est, c’est pour ma gueule ! Puta*** je suis enceinte !
Merde.
Heu, non-non-non pas merde.
Mais alors… Haaa? Ou… Heuu?
Mais je suis contente ou bien ?
Merde, j’en sais rien. »

Bref : je ne sais pas quoi dire devant ce bâtonnet de pipi aux deux lignes parfaitement parallèles qui ne laissent place à aucun doute. En même temps, ya rien à dire. Et puis je suis toute seule.
Mais quoi penser? Ah! Ca c'est une autre question.
Attends. Pause. J'attends… je guette… Non, aucun déclic de joie.
Pas vraiment de peur, ni de panique (le temps que ça monte au cerveau j'imagine), en fait je m'en doutais, je le savais déjà quelque part dans mon soutif….
Ce qui m’étonne le plus n’est donc même pas le résultat en lui-même mais mon absence d’émotion forte.

Mais tout de suite je me dis que ce n’est pas grave, que je vais me laisser le temps de voir venir.
Car j’ai la chance de m’autoriser, voir travailler à extraire la culpabilité de mon système, et à m’autoriser à avoir les réactions que je veux/peux.
Mais je sais que c’est dur, et je sais que plein de filles se demandent si c’est normal, si elles sont normales de ne pas sauter de joie, de ressentir d’abord de la peur avant de la joie etc…
Alors, heu, tu es en train de te préparer à fabriquer un être humain, à l’intérieur de dedans toi-même, donc je dirais qu’un mélange de peur, d’excitation, d’appréhension, voire de dégoût, ou encore de joie ou de rien et précisément normal, pour le coup !

BREAKING NEWS : on est dans l’humain, il n’y a pas de normalité.
Et même : ta réaction peut être irrationnelle, genre tu attends d’être enceinte depuis de looongs mois, et là, alors que ça y est, soudain, bof, tu le sens plus, tu as envie de faire marche arrière…
Tiens, pour finir de te convaincre, je vais te donner l’exemple d’une autre copine qui a elle aussi été surprise de la rapidité avec laquelle elle est tombée enceinte. Et ben elle et son mec ont évité le sujet pendant quasi 24h, faisant comme si de rien n’était, incapables de se réjouir, d’en parler, ou quoi que ce soit. Et pourtant ils s’aiment, mais c’est arrivé tellement vite qu’ils n’habitaient même pas encore vraiment ensemble. Ils avaient sans doute besoin d’encaisser la news chacun de leur côté : ensuite, ils en ont parlé et se sont réjouis comme des fous. Ca ne veut donc rien dire : la première réaction ne va pas conditionner le reste de ta vie et de ton rapport à ton futur enfant !

Alors copine, quand les traits apparaissent, laissent monter, laisse aller, de toute façon, il n’y a plus qu’à se laisser porter car c’est là. 
Donc, keep calm, tu es juste enceinteEt ça va être super!


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Prémonition de grossesse et jogging en forêt


C'est l'histoire d'une connaissance de boulot qui t'invite à passer un WE chez sa grand-mère à la campagne, avec son mec, sa petite fille et ses potes. Et toi? Ben toi tu dis oui parce que ton mec est en déplacement et que t'as rien à faire ce WE-là et qu'il faut savoir saisir les occasions que la vie te propose, tout ça.
BREF, me voilà en WE avec une bande d'inconnus -inconnus mais sympas- et surtout, addicts de sport! Ca ne pourra me faire que le plus grand bien de les suivre... me voilà partie sur les routes de campagne le matin suivant, avec ma tenue de sport complète, soutif, chaussettes et tout... Je me retrouve vite seule car je les ai laissés partir devant, kiffant le grand air et me motivant pour tenir le rythme. Pfff, pffff (c’est ma respiration) Parce qu'en vrai, j'adore courir même si je le fais rarement de mon plein gré! Quand soudain, je trouve que ce soutif de sport me gratte. C'est pas agréable ces machins là, mais je ne m'arrête pas de courir pour autant (pfff pfff) et entreprend d'arranger mes seins dans ce maudit truc qui serre avec ses coutures bizarrement placées. Tout en courant, je pense à ça: c'est quand même couillon ces coutures qui passent carrément au milieu du sein... ca irrite presque à force... je cours toujours - pff, pfff -, quand je me dis que vraiment, c'est désagréable, ça me rappelle quand j'ai mes règles et que j'ai les seins ultra sensibles... Pfff, pfff… Je cours encore quand je retente d'arranger le truc et j'en profite pour tester ma sensibilité en touchant mes seins parce qu'à force j'ai l'impression d'être irritée! (J'espère que personne n'aura immortalisé ce moment ou j'avais les mains dans le soutif tout en continuant de courir dans ma tenue rose fluo au milieu des champs...): ca gratte, ca tire, c’est relou...
Ceci dit, c'est très logique, puisque je dois avoir mes règles ce WE... Mais c'est marrant, c'est une sensation un peu différente de d'habitude… pfff, pffff…
 Bref, en rentrant je dis à ma copine qu'il faudra sans doute aller à la superette car bien sûr, non encore habituée à un flux abondant, je suis partie sans l'ombre d'une protection périodique.... Et me voilà à penser : « En tout cas c'est marrant qu'un soutif de sport me provoque pour la première fois une sensation nouvelle de cet ordre... Ca pourrait être autre chose? Mais quoi? Un truc définitivement lié aux hormones... mouai... Ca fait pas ça quand n est enceinte en tout cas... c'est encore le bordel de cet arrêt de pilule! »
C'est après le déjeuner que soudain, alors que tout le monde discute et que je suis pour une fois silencieuse dans mon coin, bien calée dans un fauteuil que je me surprends... la main posée sur le ventre. Heiiin??? Sursaut mental: JAMAIS de ma vie je n'ai eu ce geste, c'est quoi cette embrouille? Se pourrait-il que...? Je retire ma main aussi vite! Sans déconner c'est trop bizarre!
Faudrait que j’en parle à mon psy…


Retour de règle après arrêt pilule, la suite (ou PFFF, GRUMPF, GRRR etc…)



Et ces règles qui recommencent, mais sérieux, c'est pas bientôt fini??? Je suis d'une humeur de dogue et en plus je vais les avoir en vacances, dans l'avion. Un long courrier, bien sûr, avec escale... 
J'imagine pas les dégâts... Car côté quantité ça ne s'est pas arrangé depuis les fois dernières, et mal de bide non plus!
Mais quelle loose!
Seul point positif: une sorte de soulagement: je ne suis toujours pas enceinte
Putain mais c'est grave, ça veut dire que je suis contente de pas être enceinte??? 
Au secours, mais alors, qu'est-ce que je fais, là??? Rhoo, je suis perdue!
Faut que j'en parle à mon psy…

Bébé, sacrifices, renoncement et jalousie

Chères toutes, encore une fois, je suis sure (#instinct) que certaines ont un jour pensé à ce qui suit. Moi ça m'a traversé l'esprit et j'ai trouvé le thème assez intéressant pour en parler.
On sait bien (ou on se doute), qu'un enfant représente une putain de dose de sacrifices. On voit bien ce que le courant des mères indignes évoque, au fond, derrière ses blagounettes: la difficulté de faire cohabiter les nécessaires adaptations à l'enfant avec sa vie à soi! (Des Légos dans mes Louboutins, titre-exemple parfait et parfait résumé!)
Peut-être que quand on est enceinte tout coule de source mais pour ma génération, la plupart des filles et des couples se posent beaucoup de questions AVANT de "se lancer" (ceci dit, après c'est trop tard en même temps…), notamment parce qu'on sait que ça va "tout changer": 
fini la spontanéité ("Tu passes boire un coup?" "J'arrive, suis en bas dans 20 minutes"), fini les sorties coup de tête (" Tiens ya une séance à 19h, on s'y retrouve?"), exit  l'improvisation ("Pff, rien dans le frigo, faudrait quand même qu'on fasse les courses! En attendant, on va au resto?")…
Bref, dans nos esprits nullipares, c'est TER-MI-Né l'insouciance, la légèreté et la capacité d'enfiler un jean et une veste et de partir en soirée sans savoir (et en se foutant royalement) de l'heure à laquelle on va rentrer (et de l'état)
Or donc, une fois qu'on a bien compris qu'il allait falloir faire une croix sur des trucs qui nous plaisent (ce sont peut-être des croyances mais en tant que nullipares, pour l'instant, elles ont la vie rude), au moment de passer de l'autre côté du miroir, on s'engage solennellement à s'en occuper de ce gosse, quitte à faire son deuil de "sa vie d'avant" (au moins pour un temps, l'espoir fait vivre)!
Et soudain, il peut nous passer par la tête une projection tout à fait étrange: à un moment, quand manque de sommeil, privation, dévouement et sacrifices se seront accumulés, est-ce qu'on ne va pas haïr ce petit être innocent?

Est-ce qu'on ne va pas en avoir marre que les copains ne nous parlent que du bébé tandis qu'on essayera de garder un peu de d'jeun's attitude? (et qu'on aimerait bien entendre les avis sur notre coupe de cheveux plutôt que sur la capacité du petit gigot à ramper?).
Pire, si le papa est gaga de sa fille (ou son fils, hein), ne va-t-on pas ressentir une sorte de jalousie primaire? #jexiste
De désagréable sensation de rejet? (au moins équivalente à celle que chouchou se sera prise dans la gueule les premières semaines quand on n'aura eu d'yeux que pour le poussin -il parait que c'est hormonalo-programmé: la mère elle n'est concernée que par son petit au début, le reste du monde peut crever, c'est pas notre faute).
Bref, et si on se faisait piquer la place par bébé? Si on disparaissait, purement et simplement?
Car j'en ai entendu des histoires qui vont dans ce sens:
- à la maternité où tout le monde n'a d'yeux que pour la crevette (toi et ton épisio vous pourriez partir en promenade qu'on s'en apercevrait à peine)
- les cadeaux de naissance qui ont le bon goût d'être toujours pour le petit (toi et ton début de baby blues, vous pouvez vous brosser)
- les demande de photos du bébé (bon toi et ta sale gueule, bien sûr, vous pouvez vous abstenir, tout le monde se fout de savoir si tu as un teint lumineux)
- Quand les grands ou beaux parents ne prennent des nouvelles que de bébé (toi, tes kilos en trop et tes vergetures, vous repasserez...)
- etc…

Alors, perso, quand une copine accouche, et après, je fais un petit cadeau au bébé mais j'essaie aussi de lui faire plaisir à elle (massage, soin) et surtout de lui parler d'elle, de lui dire ce que je lui dirais en temps normal ("Britney, elle a grave maigri la bitch") et après m'être d'abord extasiée -normal-, j'ignore un peu le bébé pour valoriser ma copine (après tout, c'est pas méga interactif un bébé au départ, il m'en voudra pas!).
J'ai même continué à inviter des copines qui venaient d'accoucher à des soirées (sur-alcoolisées) en sachant, donc, qu'à priori elles ne viendraient pas, pour qu'elles se sentent toujours exister! 
Juste ce que j'aimerais qu'on fasse pour moi, quoi…

Ca, à votre avis, j'en parle à mon psy?

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Choisir une maternité et le niveau de maternité

Salut les nullipares, primipares, multipares et autres!?
Vous allez vraiment comprendre pourquoi ce blog s'appelle comme ça: alors que je passe mon temps à osciller entre une envie, une impression de vouloir et la certitude de ne pas vouloir d'enfant, je pense déjà savoir ou je voudrais accoucher!
Va comprendre, Charles! Sans doute parce que j'ai entendu parler d'une seule maternité et que j'ai bien aimé ce que j'en ai entendu. Il s'agit des Bluets, à Paris 11eme.


Plutôt en phase avec mes envies de naturel, au final, ce qu'on dit d'une maternité ne peut pas être pris pour argent comptant ou gage de ce qui se passera pour soi!
C'est une orientation parce que si on y regarde de près, des accouchements foirés il y en a partout – même aux Bluets- et des équipes supers aussi! Les deux se cotoient et surtout… tout dépend de nous (position de l'enfant, état d'esprit etc…) et des conditions le jour J:

Un accouchement naturel?


A présent que ma croyance sur le nombre d'heures passées à accouché a volé en éclat et que je sais que la délivrance se fait "rapidement" (rappelez-vous ICI), je me suis mise à envisager un accouchement le plus naturel possible. Pas envie d'avoir des fils de partout, des médocs etc… OK, peut être que sur le moment je vais trouver tout ça très bien finalement, mais là tout de suite, je vise le "pas ou peu" de péridurale si j'y arrive. Ça me vient tout d'abord de ce ras le bol d'une gestion des naissances trop médicalisée à mon goût mais aussi de vidéos trouvées sur internet où l'on voit des accouchements naturels. 

La première était un accouchement dans l'eau, hyper serein, où la maman était active dans la délivrance et où elle a pris son temps. Elle n'avait pas l'air de souffrir plus que ça, ou en tout cas elle gérait, et j'ai trouvé ça très beau.
Et puis ces vidéos me confortent dans l'idée que la grossesse et l'accouchement, et ben "on est faites pour ça", (pas "que" pour ça, hein) , et que plein de femmes de par le monde accouchent seules, sans un médecin qui vient te tripoter toutes les deux secondes.Notez que je ne suis pas pour un accouchement "non assisté" ni 100% naturel (sinon j'aurais choisi une maison de naissance, ou à domicile), mais je pense que çà s'appelle plutôt dans mon cas un accouchement physiologique


Mon projet de naissance se résumerait donc à écoute, patience, instinct et coup de pouce médical au besoin (pas intrusion, pression, négation)


Pour ce qui est du médecin/sage femme ou autre, pardon, mais c'est vraiment l'impression que ça donne: pendant 9 mois, apparemment, des gens se succèdent autour de ta chatte toi, et des inconnus passent leur temps à te mettre des doigts!
C'est la vision que j'en ai… Donc, moi je veux bien prendre sur moi mais si je peux m'en tenir à un nombre qui tient sur les doigts d'une main, hein, en enlevant mon mec et mon esthéticienne, ben voilà, 3 personnes, je pense que c'est assez pour mon intimité! Voilà, mon objectif pour cette potentielle grossesse, c'est que le moins de gens que je ne connais pas me mettent des doigts m'examinent.
Or donc, dans cette optique de dignité un tant soit peu respectée, j'aimerais un accouchement ou simplement je fais comme je le sens
OK, c'est une réflexion de nullipare (j'adore ce mot!) et peut être que les mamans gloussent devant ma naïveté, mais voilà, pour l'instant je laisse toutes les portes ouvertes: allongée, à quatre pattes, accroupie, avec péri un peu beaucoup ou passionnément, dans une baignoire… 
Car la seule chose dont je sois sure, c'est que je ne saurais rien de rien avant d'y être, et encore à ce moment là je pense que je me souviendrai à peine comment je m'appelle (c'est pour ça que les papas sont là le jour J non: pour remplir les papiers!!)
Voici un lien  avec des vidéos d'accouchement naturel et/ou à domicile (elles ne marchent pas toutes mais sur Google, vous en trouverez d'autres), dont CELLE LA assez impressionnante!

Des filles ont tenté l'accouchement naturel? Sans péridurale? Vos expériences en commentaire!


Grossesse, culpabilisation du corps médical, allaitement et épisiotomie forcées...


C'est le moment du coup de gueule et préparez-vous, je pense que ce genre de considérations va revenir souvent sur le blog! Je suis extrêmement énervée, en colère, incrédule devant ce que je découvre à travers les témoignages de copines concernant le cruel manque d'humanité, de bienveillance et tout simplement de professionnalisme de certaines - je dis bien certaines, pas tous- personnes du corps médical.
Au début je m'indignais pour mes copines, par empathie, mais aujourd'hui, je suis à la limite du militantisme.

- Une première copine me raconta comment elle avait du faire face à un mur en la personne de l'échographe lors de sa toute première écho. Imaginez: première écho, l'attente, "voir" son bébé pour la première fois, une étape essentielle etc… Et là, là meuf elle lui casse le moral direct en lui disant que l'écho ne va pas être possible car elle n'a pas le papier nécessaire (un formulaire pour la trisomie, je crois, pas sure ). Bref, je ne vous refais pas le dialogue mais en gros, truc bien culpabilisant, froideur polaire, et face à face écrasant où ma copine dit "Je ne savais pas, on ne me l'a pas donné, je ne l'ai pas " et où l'autre répond "Mais si, bien, sûr, on vous l'a forcément donné ce papier". La copine fond en larmes (#hormones), devant son mec incrédule qui n'ose pas l'ouvrir. Pour finir par lui faire quand même son écho (comme quoi c'était possible, grrr) en mode pas symlpa. Bref, comment ruiner le moment….

- Une amie médecin (médecin, oui, elle est elle aussi du corps médical!!!) s'est fait prendre pour une débile profonde par le gyneco de service qu'elle allait voir par peur d'une (nouvelle) fausse couche. Idem: imaginez la situation. Clairement, elle s'y attendait, elle sentait qu'elle faisait une fausse couche, mais le médecin n'a jamais voulu le lui confirmer malgré un arrêt de développement visible de l'embryon, et bien qu'elle lui ai dit qu'il pouvait le lui dire, qu'elle était prête. Ce médecin lâche s'est en fait épargné de lui confirmer la mauvaise nouvelle et lui a dit "On attend quand même". Or rentrée chez elle avec les résultats, c'est sur internet (!!!) qu'elle a trouvé les mesures lui permettant de comprendre que si l'embryon faisait cette taille-là à cet âge-là, c'est que c'était bel et bien foutu. Et d'encaisser le truc, seule. Et de faire sa fausse couche, seule, dans les heures qui suivirent. 

- Encore une autre copine qui a galéré pour son premier avec une césarienne, alors enceinte du second, voit l'anesthésiste qui lui dit " Ah oui à la lecture du dossier le docteur en a bien chié, hein, lors de votre reprise de la césarienne il y a 2 ans. Votre cas n'est pas simple, hein. Vu votre dossier il est évident que vous aurez une césarienne… Le cas n'est pas simple, et puis à Noël, en plus, nous serons de sous-effectif , rhalala…" ce genre de choses pendant toute la consultation. Vraiment parfait pour la rassurer, non?

- Ou encore la copine qui tenait à son allaitement comme au saint Graal et ne voulait pas donner de biberon et qui a du lutter contre une (salope d')infirmière qui lui a mis une pression de dingue. Le nouveau né ayant une jaunisse, il devait aller en couveuse, ce qui déshydrate, et donc devait boire autant que possible. Mais la montée de lait n'étant pas achevée, l'infirmière a dit sur un ton péremptoire qu'elle allait donner un biberon, genre t'as pas le choix. La, ma copine s'accroche et répond: "Non, je ne le souhaite pas, ça va ruiner mon allaitement, je préfère attendre" et l'autre: "Donc vous voulez que votre enfant se déshydrate, c'est bien ça? Ou alors ne pas le soigner?" Bref, en pleine descente d'hormones, dur de tenir tête au sacro-saint corps médical soit disant bien-pensant et ses discours ultra culpabilisants!

L'allaitement, c'est vraiment le thème du moment: on choisit même parfois sa maternité pour son côté pro allaitement ou pas de nos jours!! Et le nombre de copines que l'on a tenté d'orienter dans un sens ou dans l'autre… Celle-ci au contraire qui redoutait l'allaitement et qui n'en avait pas envie à qui on a dit "Mais essayez, quand même, c'est naturel. Il faut au moins une première tété pour savoir. Vous préférez du lait artificiel, c'est quand même moins bon pour lui vous savez" avec cette culpabilisation perpétuelle
Bref, on pourrait en faire un livre. A la place, je fais un blog :-)

Bref, je suis en colère car des anecdotes comme ça sont légion notamment sur 2 thèmes ultra sensibles que sont l'allaitement et l'épisiotomie. Quand j'entends que certains médecins la pratiquent sans demander avant son avis à la patiente, quand je découvre que cela se fait bien plus en France que partout ailleurs, vraisemblablement par souci de rentabilité, pour "aller plus vite" et que son utilité est aujourd'hui fortement remise en cause, j'ai envie de hurler!
Vous trouverez ICI  un article riche d'enseignements. 

Attention, il s'agit bien sûr d'un cas extrême: parfois les épisio sont justifiées, et parfois aussi elles cicatrisent bien. On sait bien que c'est la loterie ces affaires là, mais cela permet de se rendre compte de l'importance du projet de naissance et du choix de la maternité pour éviter les épisio "préventives" ou systématiques.

Extraits: "Cela m’a révoltée. J’étais en colère, contre moi-même (pourquoi je me suis laissée faire, pourquoi j’ai pris la péridurale…) et contre le système médical. Quand on vous découpe avec le sourire c’est presque pire…" 
et 
"La naissance de mon 2° enfant est prévue sur un plateau technique, dans l’eau si possible et assisté par la personne de mon choix. Le projet de naissance est rédigé et il est axé sur le respect : respect de ma parole et de mes décisions."
Pour moi ça parait une évidence!
En conclusion, il faut savoir qu'on a le choix, en tout cas le choix de la maternité qui donne le choix, ou d'un "plateau technique" impersonnel (déjà le nom, sérieux!!?? "Plateau technique": on se croirait chez le garagiste!).
Que l'on n'est obligée de rien mais que malheureusement, il faut parfois se battre et au pire moment de sa vulnérabilité pour que ses convictions soient respectées. C'est ça qui est dur car entre les hormones, les doutes, le déboussolement total et la toute-puissance supposée du corps médical, on a du mal à résister. Et c'est ce qui est inacceptable: on ne devrait ni avoir à se battre, ni avoir à "résister" à de la pression lors de ce moment de fragilité.
La faute au système de santé et aux process couramment acceptés (alors qu'il n'en va pas de même partout dans le monde, comme pour la "position gyneco") ou au manque de moyens qui empêche de personnaliser l'accueil et force les soignants pourtant bons et empathiques à l'origine, à expédier les actes?

GRRR…. Vous avez des anecdotes à partager? Des coups de gueule à pousser? Les commentaires sont là pour ça!

Je serai une mère indigne


Les blogs de maman, moi, c'est pas mon truc à l'origine (mais je serais pas en train d'en faire un par hasard??? Question à méditer plus tard...). Mais je sais qu'il y a des blogs de maman connus, comme celui de Mère Indigne et j'en ai découvert quelques uns quand on a beaucoup parlé de cette tendance de mère indigne justement, qui colle et représente très bien ma facette "anti enfant"
Moi les enfants à la base, je les fuis: le bruit, l'agitation... autant vous dire qu'au resto ou dans un train (OMG, pire, en avion) s'il y en a, en envisageant un voyage fait de cris, d'odeurs diverses, j'ai direct envie de me faire hara kiri (ca c'est le politiquement correct pour dire: envie de leur mettre des baffes ou employer toutes mesures à ma disposition jusqu'à obtention du silence)
Bref, j'ai toujours dit -en mode "moi président"-: "Moi quand j'aurais des enfants... hors de question qu'ils..." ou "Il faudra que..." voire "Nan mais les gamins, c'est juste un chemin de croix puis une tannée, arrêtons de nous mentir".
Même si j'ai bien compris qu'on ne fait pas toujours ce qu'on veut, j'ai quand même l'espoir que l'on puisse un tant soit peu imposer son éducation et éviter que nos enfants soient comme ceux de ma belle-soeur, deux tornades ingérables qui semblent en roue libre complet face à elle, qui les regarde impuissante et dont leur père les excite en général un max avant de se barrer... C'est cliché mais c'est VRAI!
Donc en gros, depuis toujours je suis pour l'autorité, gage d'éducation et de joie pour les enfants qui ont BESOIN de limites pour être heureux et se sentir aimé (poke Super Nanny), mais aussi un gage de paix potentielle pour les parents qui, rappelons-le, ne sont pas obligés de muter en êtres débilo-gagas juste parce qu'ils sont parents et qui peuvent (si, si, j'en ai vu) continuer d'avoir des amis, de se taper des délires, bref, d'être encore un peu libres et jeunes et pas obligés de se laisser tyranniser par leurs mômes. (non mais!)

Bref, je me suis bien reconnue dans cette mouvance de mères indignes, bien décidées à ne pas abroger leur vie pour leur enfant, à ne pas s'en laisser compter et surtout à ne pas se faire imposer leur loi par leurs nains. 
J'ai commencé à me pencher sur le phénomène à l'époque de la parution du bouquin qui avait fait un mini scandale: "Go the fuck to sleep" (très mal traduit par "Dors et fais pas chier" au lieu d'un " Tu vas dormir, putain!?" qui me parait bien plus réaliste et finalement moins violent.). Je ne l'ai pas lu, ceci dit, mais les articles étaient élioquents à son sujet, te l titre parle de lui même!

Ensuite, j'ai découvert  Des Légos dans mes Louboutins au détour d'un post-explication où l'auteure revenait sur un article précédent qui avait choqué. Elle s'y plaignait de ses mômes, comme toujours au 10ème degré, suscitant l'indignation d'une flopée de femmes tristes de ne pas pouvoir avoir d'enfant, ce qui était bien dommage: aussi triste cela soit pour elles, c'est le droit des mères de se plaindre de leurs gamins si elles le veulent - voir mon post précédent- sans déclencher de crise de conscience. Je ne sais pas si c'est une question d'éducation, de passé, de génération, mais je ne me vois pas autrement que comme ça: une mère plutôt cool sur les détails mais stricte sur l'éducation (ou l'inverse), bref vaguement indigne (si toutefois être indigne c'est ne pas céder à tout et se préserver une life à soi), mais aussi non fusionnelle et rationnelle. 
Enfin, c'est ce que je me dis aujourd'hui... parce qu'autant je serai complètement dépassée par les événements: ça n'arrive pas qu'aux autres de se réveiller un matin en comprenant que la situation leur échappe, (CF ma préoccupation concernant les ados). Bref... beaucoup de questions pour une future maman... et impossible de savoir par avance!

Et vous qui êtes déjà maman, y a-t-il une trentenaire dans la salle qui aime que sa vie tourne essentiellement autour de ses enfants, qui se met de côté en permanence mais trouve ça normal, voir "bien"? Ou êtes vous toutes de cette mouvance qui met un point d'honneur à se faire (encore) passer avant, ou du moins en même temps que l'enfant?

Avoir un bébé = avoir (un jour) un ado

Aaaah, vous aussi vu comme ça, ça vous refroidit? Je sais que je vous l'ai déjà dit, mais j'admire sérieusement les filles pour qui avoir un enfant est (ou semble) évident, naturel facile, dépourvu de questions existentielles... Celles qui réfléchissent après... ou jamais! Mais moi, réfléchissant avant de sauter le pas, histoire de savoir à quoi m'en tenir (même si on ne sait jamais m'a-t-on assuré), au moins à quoi m'attendre, et d'éviter la crise de couple/de nerfs/des 40 ans... bref, moi j'évite de me dire "je vais avoir un "bébé", mais j'essaie de me projeter en me disant "un enfant" et parfois même un "ado". Je sais, je pousse…
Parce que un bébé, je situe, je vois, les couches, les nuits (quelles nuits?? ;-), les pleurs, l'immobilisme contre lequel il faut lutter pour sortir quand même, même en cloque, même ensuite, pour ne pas devenir une couch potatoe en pyjama, sortir une trace de vomi sur l'épaule... bref, je vois le merdier que ça va être (l'avantage c'est que les bons côté, l'amour, tout ça que je ne vois pas, ce sera donc la bonne surprise!)


En revanche, imaginer ma vie avec un enfant, au-delà de 4-5 ans disons, c'est beaucoup plus dur... avec l'enfant, moins d'instinct, moins d'évidence, plus de responsabilités, plus d'organisation: l'école, les activités, l'habiller, les copains, les sorties... aaaaah, je panique déjà
Je suis à peine capable de savoir où j'ai rangé ma déclaration d'impôt de l'an passé quand il faut retrouver ce foutu n° identifiant chaque année... Et si je ne gère pas l'inscription à l'école? Et si je suis en retard au cours de judo? Parce que déjà gérer pour moi je trouve ça dur, mais on me projetant comme ça, je prends pleinement conscience de l'engagement, des sacrifices et des responsabilités que représentent le fait d'être parent.
Après en imaginant avoir un ado à gérer, soit j'imagine le côté cool avec un individu sympa, pas con, plutôt responsable et je me dis que c'est cool, soit je me demande ce que je ferai s'il me pourrit la vie et que je dois aller le chercher en pleine nuit à la gare de Gonnesses ou chez les flics...
Autour de moi des voix se sont élevées et ont dit, comme un seul homme "On apprend au fur et à mesure, on devient parent petit à petit. A mesure que l'enfant grandit, on apprend avec lui, on grandit avec lui etc…." Rhaaa, c'est beau, ya pas à dire. M'enfin ça ne prémunit pas contre le pourrissage de vie de l'ado rebelle… "Engagez-vous!" qu'ils disaient…


Qui préfère ne pas penser au futur et qui au contraire a au moins une fois essayé de s'imaginer avec un grand Malabar à la maison, pour être sure de sa décision?

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Education versus environnement

En public, je continue à garder mon personnage de "je ne veux pas d'enfant-en tout cas pas tout de suite" mais bien sûr, je ne peux pas m'empêcher d'aborder le sujet de plus en plus souvent! Et lors d'un diner avec mes cousines, toutes mamans, elles ont évoqué leurs doutes et craintes quant à leur éducation (pas la leur, hein, celles de leurs enfants!) ce qu'elles voulaient transmettre etc... Et moi je suis arrivée en disant que j'avais une grande inconnue à ce sujet: savoir si j'arriverai à transmettre à mes enfants la confiance, la liberté de penser (#florentpagny #pardon), l'indépendance d'esprit et la foi en l'avenir (ensemble nécessaire selon moi pour réussi de nos jours: ce sont les plus confiants, ceux qui pensent que tout est -encore- possible qui s'en sortent par cet esprit disons d'entrepreneur ou du moins d'initiative, genre si t'as peur, t'es cuit!), ou si ce qui les entoure sera plus fort que moi, si les messages qu'ils reçoivent passivement (chômage, violence, difficultés) les pousseront à faire des (non) choix "sécuritaires" type s'embarquer dans une petite vie plan plan par peur de l'incertitude, avec un boulot pépère mais sécurisant en réponse à la peur du chômage, se privant du frisson de l'existence.
Elles m'ont répondu que ce n'était pas tout l'un ou tout l'autre, mais que déjà en évitant la télé, on évite pas mal de ces messages angoissants. Pas faux! (Note pour plus tard: éviter de laisser les enfants regarder le journal. -valable pour moi aussi, NDLR). Mais bon, on ne peut pas non plus les faire vivre dans une bulle! Je pense que comme tout parent, j'aurais envie à la fois de les protéger et de les ouvrir au monde, qu'ils sachent ce qui se passe ailleurs que chez eux... tout en les poussant dans le sens qui me semble le bon… et ce malgré les contre courants…
Bref, on n'est pas sortis de l'auberge, je vous le dis... Alors ok, je vous entends d'ici: penser à ça alors qu'on n'est même pas enceinte, c'est pas un peu too much?? Ben j'en sais rien, mais même si certaines qui élèvent leurs enfants en mode "léger", "insouciant (est-ce vraiment possible??) se disent "elle se prend un eu beaucoup la tête" je suis SURE que d'autres se sentiront soulagées de lire qu'elles ne sont pas seules!! Les filles, vous aussi vous pensez à ces trucs-là? 
Vous aussi vous réfléchissez à quand votre gamin sera ado, relou et insolent alors que la graine n'a même pas germée? Dites-moi oui!

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Croyances, épisiotomie, travail et Baby Boom (ou merci TF1)

Vous connaissez Baby Boom, l'émission de TF1 qui suit des parents je jour de l'accouchement. Je ne sais pas si vous l'appréciez mais je la trouve plutôt bien faite. Alors forcément, quand on est en mode projet bébé, c'est très tentant. Je suis tombée dessus par hasard, et depuis, à chaque fois que je tombe dessus, je ne peux pas décrocher: envie de savoir, d'anticiper, de comprendre et de prendre ce qu'il y a à prendre... Vous allez vraiment me prendre pour une débile profonde, mais figurez-vous que moi, jeune femme avec études superieures inclueded, et au demeurant plutôt au taquet sur les questions de santé, je m'étais imaginé un truc complètement faux!

Avec tout un tas de copines qui reviennent de la maternité en disant "J'ai mis 12h à accoucher!" ou "C'était rapide, j'ai mis 5 heures, c'est rare pour un premier", sans plus de détail, et bien figurez-vous que je pensais naïvement que pendant toutes ces longues heures, on était là, train de pousser, jambes en l'air sur la table d'accouchement... Ne riez pas, merci!! (Ce blog est justement né d'une envie de partager, car si ça m'arrive, ça peut être le cas pour d'autres, NDLR ;-))
Pour celles qui ont accouché cela peut paraître risible, mais honnêtement, malgré une oreille attentive, je n'avais jamais compris que la "délivrance" prenait en général un petit quart d'heure et que le travail pouvait se faire debout, en déambulant. Pour moi le travail durait tout ce temps là mais consistait à pousser, non pas à attendre passivement de se dilater... Même si bien sûr j'avais en tête les images de femmes faisant les cent pas dans les couloirs, ou se soulageant assise sur un ballon géant, à présent que j'ai compris ça, l'accouchement à proprement parler (la terreur de toutes les femmes enceintes) me parait presque facile! (j'ai dit presque!) 



Si cette émission m'a appris ça, j'imagine le bénéfice qu'elle peut avoir sur des gens moins... disons, renseignés... Alors une fois n'est pas coutume: bravo et merci TF1.
Ca me fait penser à une autre croyance qui va peut-être vous paraître incroyable (mais si cela aide ne serait-ce qu'une personne qui lit ce post, ce blog aura réussi sa mission): l'épisiotomie. Figurez-vous que j'ai un frère bien plus âgé que moi qui a eu un enfant quand j'avais, moi, 15 ans.

Au détour de conversations le mot "épisiotomie" fut lâché. 
Curieuse, je demandais ce que ça voulait dire... Et ma nunuche de belle sœur, pas pédago pour un sous et humainement aussi maladroite qu'un éléphant dans un magasin de Porcelaine, m'a expliqué qu'il s'agissait "d'une incision entre le vagin et l'anus pour agrandir le trou et permettre au bébé de sortir". Certes. On ne peut pas dire que c'est faux. Mais... Ou plutôt MAIS... elle a juste omis de préciser "sur quelques millimètres ou centimètres". 
Et moi, je vous le donne en mille... j'ai compris qu'on RELIAIT les deux orifices... 
Imaginez mon horreur, l'image qui s'est formée dans ma tête de jeune fille... Image que j'ai gardé très très longtemps n'ayant ensuite plus de raison d'en reparler, sans doute jusqu'à ce qu'une de mes copines ponde... BREF, cette conne m'a traumatisée et donc, il faut faire attention à ce que l'on dit sur le sujet, à qui on le dit et comment on le dit !

Aujourd'hui, quand on me demande à moi, je donne l'exemple d'une boutonnière pour passer un bouton, que l'on agrandit un tout petit peu avec une mini incision pour éviter une déchirure... ceci étant dit, l'épisio est un sujet à part entière notamment car elle est apparemment complètement remise en cause aujourd'hui où il parait qu'une déchirure peut être certes moins "nette" mais étant aussi moins profonde, elle cicatrise plus facilement... sachant qu'on peut aussi masser le périnée, moi j'aimerais l'éviter autant que possible… 
Et je connais certaines dérives de médecin qui la pratiquent sans demander son avis à la maman, un truc qui me scandalise! Mais c'est une autre histoire… dont je vous parlerais car ça m'énerve terriblement!!
Un sujet qui me mène à celui de la position adoptée pour accoucher: les déchirures seraient bien plus fréquentes quand on accouche allongé, à l'horizontal, par rapport à une position "physiologique" genre accroupie... je vous en parle la prochaine fois! 
Mais si vous avez déjà des témoignages à apporter, ce blog est là pour les recevoir, n'hésitez pas!

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Je ne suis pas seule (et les filles -qui semblent- super décidées)


Vraisemblablement, je me serais un peu fait des idées quant à l'espèce d'évidence, de joie, de clarté des émotions des femmes décidant d'arrêter leur pilule pour avoir un enfant. C'est sans doute dû aux exemples de copines ou connaissances autour de moi qui en parlent comme d'un truc totalement décidé, choisi et assumé, à celles qui fanfaronnent dès la décision prise, à celles qui irradient dès que leurs ventres s'arrondissent et encore à celles qui semblent déterminées, à la hauteur de leur difficulté à y arriver.
C'est vrai pour tout, ceci dit: moins on a un truc, plus on le veut. 
Pourtant, si je me projette, je n'imagine pas que je serais dévasté si on m'apprenait que j'étais stérile (alors que je sais que pour d'autres ce serait terrible). Masi force est de constater qu'autour de moi j'ai pas mal de copines qui ont ou ont eu des difficultés (fausses couches à répétitions, traitements, FIV…) et celles-là sont acharnées. D'une certaine manière je les envie. Peut-être qu'elles ne réfléchissent plus du tout à leur envie, que c'est acquis, tout comme celles qui sont toutes frétillantes de se "lancer dans l'aventure".


Ah ouai?  Et si c'était pas mon cas? 

En fait je ne connais pas de fille qui semble fluctuer, ne pas être sure de son "choix" ou décider de faire un enfant sans envie débordante. Je ne connais pas de fille comme moi, quoi!
Mais c'était sans compter sur le secours d'une amie à qui j'en ai parlé, elle mère de deux enfants, très rapprochés, qui a une vision très zen de la vie en générale (vie à la campagne, fan de yoga…). Elle, apparemment, connait des filles qui semblent relativement modérées quant au sujet, bien qu'elles s'y engagent. Quand elle m'a dit ça, ça m'a énormément soulagée!
J'ai compris que celles qui doutent n'en parlent pas autour d'elles préférant faire genre, sans doute pour se rassurer, et que les autres sont simplement discrètes!


Mon amie m'a dit qu'une copine à elle était restée très "calme" ou disons, sceptique, alors même qu'elle venait de tomber enceinte. Un autre ami, lui, m'a parlé d'une copine qui avait appelé son enfant "l'alien" jusqu'à ce qu'elle le tienne dans ses bras et qu'aujourd'hui elle l'adore. 
Bon le coup de l'alien, c'est un peu répandu, genre, on rigole, mais ce qui est plus sérieux c'est ce qui se cache peut être au fond: la peur de ne pas aimer son enfant une fois qu'il est là… c'est peut être ça ma grande peur secrète? Faut que j'en parle à mon psy…
Et apparemment on est nombreuses à avoir cette peur là! 
C'est votre cas? 

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Pilule arrêtée, les règles, le retour (ou J'ai à nouveau 15 ans)

Incroyable mais vrai, mes règles sont revenues super régulièrement... mais en mode tornade! L Après 15 ans de pilule, je n'avais plus aucun flux, ce qui était normal d'après la gyneco. Pour donner une idée, je n'avais plus besoin d'aucune protection. Mes "règles" duraient 3 jours, mais à flux tellement faible qu'en m'essuyant consciencieusement après un passage au toilette, je n'avais besoin de rien. Je n'ai pas acheté de tampon depuis 10 ans, et au mieux j'en mettais un pour être vraiment sure, mais en générale, un petit protège slip était mon max.
Quand soudain, la nature a donc repris ses droits, et me voilà en mode force rouge! Je découvre ce que c'est comme si c'était la première fois, comme une ado. Je ne peux plus improviser, je ne peux plus faire comme si de rien n'était: même pas le temps de changer de tampon que ça coule de nouveau.
Moi, à 33 ans je découvre ce que c'est que d'avoir "vraiment" ses règles. Un comble! Un mal de bide assez important, mais surtout ce sang que je ne peux plus ignorer. Je risque la fameuse fuite que les marques de serviettes utilisent pour vendre leur trucs, en version bleue à la télé. J'hallucine. Et ca dure. Ca dure…
Plus de câlin pour moi que ce moment n'a jamais empêché d'avoir de rapports. Mais merde, c'est vraiment relou. Je n'arrête pas d'être surprise, à chaque fois que je constate que ça coule, encore, que ça ne s'arrête pas, et je me dis "Mais c'est ça que toutes les filles subissent chaque mois?" Je ne me rendais vraiment pas compte. En fait, j'ai vraiment été épargnée. J'avais mal au ventre, mais au moins, pas de déferlement…

JOIE.

Parce que là, pas moyen d'aller pisser, de se changer, de prendre sa douche sans en avoir sur les mains, sur la serviette, sur l'applicateur!! Je n'en reviens pas que, moi, je subisse ça. J'ai l'impression d'entrer dans un nouveau monde, ma naïveté sous le bras, j'hallucine -bis- de ne pas avoir eu conscience de ça pendant toutes ses années. Je pars en vacances et je me charge de tampons, indispensables à présent.

C'est vraiment la merde d'avoir ses règles! Je ris intérieurement de découvrir ça maintenant, j'optimise en me disant que j'ai économisé 15 ans de protections. D'autant que je n'ai jamais entendu personne me décrire ça (sans doute les filles pensent finalement que toutes vivons plus ou moins la même chose), à peine mes copines étaient-elles surprises d'entendre que je n'avais vraiment besoin d'aucune protection ou presque. 

D'autant que d'autres prenant la pilule aussi depuis un bail avaient toujours un flux consistant. J'avais bien compris que j'étais "chanceuse"  mais pas à ce point là! Mais alors j'ai vraiment eu de la chance en fait de m'éviter cette galère pendant tout ce temps. Et maintenant, "C'est la merde ce truc" comme je n'arrive pas à m'empêcher de le penser tout en ne revenant pas de ma propre découverte... En même temps, quand tu l'as jamais vécu, tu peux pas le savoir… Ca je ne vais pas en parler à mon psy en revanche… ;-)
Et vous les filles, c'est le drame mensuel ou bien??

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