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Vaccins: bénéfice-risque, mon bébé et le Prévenar

Hello, me revoilà après une trêve estivale. J’espère que votre été se passe bien. Ici, notre baby chérie a eu un an. Et après les vacances, début août, elle a eu droit à son rappel du vaccin contre le pneumocoque : le Prévenar 13.
Pour vous faire un petit historique, voici ma position sur la vaccination. Tout d’abord, je ne suis pas du tout anti vaccins. Je sais que les vaccins sont bénéfiques et qu’ils sauvent depuis des années de très nombreuses vies.
Mais… forcément, il y a un mais… le fameux « bénéfice/risque ».
Je suis allée pour la première fois chez un pédiatre assez tard, quand minouchette a eu une gastro, avant j’allais à la PMI. Elle allait parfaitement bien, donc aucun souci pour les rdv de suivi après sa naissance. Mais quand j’ai posé des questions autour de la vaccination à l’heure de ses premiers vaccins, j’ai senti une gêne… C’est un des points clés de ce que j’ai envie de dénoncer ici : rien que poser des questions aux pédiatres, se renseigner, donc, semble problématique.
En ce qui me concerne, toute ma position s’explique par ça, pour commencer : il est très désagréable d’avoir le sentiment permanent que se renseigner est une manière de mettre en cause le savoir des médecins et que vouloir choisir pour soi est un acte de rébellion. Comme s’il fallait suivre en bêlant les « recommandations », sans quoi c’était comme de dire : « Hey, pédiatre, t’as pas la science infuse »

Cette insoutenable intrusion #bellemere

Fort heureusement, je ne vais pas vous parler de ma belle-mère, mais des beaux parents d’une copine… qui vous rappelleront peut être les vôtres, si ce n’est vos propres parents. A la seconde ou tu es enceinte, tu comprends que ce qui te semblait un truc perso, intime au plus haut point, semble concerner tout le monde, ou plutôt que tout le monde se sent concerné (merci le charcutier qui se sent autorisé à pose sa main sur ton ventre par ce que tu lui achète un gigot !!).

Même pas né, « on » (= la famille, les collègues…) te prodigue déjà des tonnes de conseils pour ce petit être… « Tu ne vas pas manger de sushis quand même ???? », « Tu devrais peut être faire une sieste/ne pas sortir par ce temps/arrêter le jogging… »
Et déjà -hormones aidant = sensibilité exacerbée- on a des envies de meurtres. Et ça continue après… « OUI belle maman, mon épisio se porte bien, merci ! ».


Perso j’ai de la chance, à part lever un sourcil et secouer la tête quand j’ai acheté un super boyfriend jean troué devant elle (« Tu vas pas acheter CA ? » « Si c’est pour nos soirées grunge, il adore ça votre fiston, vous saviez pas ? »), ma belle-mère ne m’embête pas (elle doit sentir le mur de barbelé-mirador-poste-d’observation la limite que je me suis employée à montrer). Mais d’autres subissent des intrusions qui vont bien plus loin que des conseils mielleux avec reproches sous jacents. Pour ces filles-là, les « petites phrases » ce n’est rien. Et je vais vous raconter une histoire qui m’a fait bondir.


En deux mots, la copine confie sa fille à ses beaux-parents. Ces derniers sont un poil stressés et stressants, assez tendus en général, et donc plutôt anxiogènes notamment pour leur petite fille, mais bon jusque-là, personne n’est parfait. Or il s’avère que ces derniers ont eu le sentiment que quelque chose clochait chez leur petite fille. Quoi ? Mystère…

Là, des grands parents normaux, respectueux, en auraient glissé un mot à la maman, ou au papa. On a le droit d’avoir des doutes, et je suis la première à dire qu’il vaut mieux le dire ("Tu sais, je crois que ta fille semble un peu..., tu devrais peut etre demander l'avis du pédiatre" ) quitte à vexer en étant politiquement incorrecte (un risque à prendre à mon sens si ca peut permettre de déceler un vrai trouble), mais là… les grands parents n’ont rien trouvé de mieux que de profiter d’une de leur connaissance psy pour faire évaluer la fillette… à l’insu des parents !!!
Ces grands parents ont donc mis en contact cette petite fille, avec une pote psy, sans l’accord des parents, mais pire, sans le leur dire après. Je ne sais pas vous, mais moi ça m’a hérissé les poils quand elle m’a raconté ça !
La confiance en prend un coup, forcément. Genre jamais tu leur fais confiance à nouveau, genre jamais tu ne leur redonne leur petite fille à garder!
Car en tant que maman, on est forcément amenée à se demander ce qu’ils pourraient bien faire d’autre sans notre accord, et en le cachant. Tu imagines ton enfant, seule, face à un inconnu que tu n’as pas choisi, répondant à ses questions ? Pour moi c’est d’une perversité redoutable puisque c'est fait sous couvert de "c'est pour son bien". L'enfer est pavé de bonnes intentions... Ma copine l’a appris par sa belle-sœur et est tellement sous le choc qu’elle n’a toujours pas fait de scandale, hésitant sur quoi faire, quoi dire, et comment le dire sans tout bonnement les tuer.


Mais pire, il y a les belles mères sadiques… les belles mères des enfants eux-mêmes ! Moi je ne comprends pas comment on peut mal se comporter avec un enfant (sous couvert de bonnes intentions, bis), surtout quand on en a eu un soi-même… Mais il est courant d’entendre les histoires de couples séparés ou souvent la belle-mère déconne grave avec les enfants de son conjoint, souvent d’une manière passive-agressive, avec des problèmes d’égo, visibles à mille mètres quand on a la distance suffisante, que souvent le papa n’a pas
En disant ça je pense à cette connasse de ma connaissance (mère d’une fillette aussi, d’une précédente union) qui détacha la main d’une petite fille de celle de son père dans la rue pour lui donner la main à lui en disant, « A présent, c’est moi qui donne la main à ton papa ». A vomir/hurler/baffer. 
Et cette autre qui, profitant du WE de garde du père, emmena sa fille (à lui, vous suivez) chez le coiffeur… et lui fit faire une coupe à la garçonne. Si ça c’est pas castrateur à souhait. Elle aussi aurait mérité une bonne baffe dans sa gueule analyse, et de lui foutre le nez dans son pipi comme on dit (parce que visiblement elle n’est pas au clair avec sa féminité, son rapport à l’enfant etc : pas besoin de sortie d’une école de psy pour y voir de la peur et une notion de concurrence complètement aberrante et immature). Ca me rend dingue.
Vous imaginez ces enfants, ces fillettes, mises de force dans une situation ou l’adulte a autorité, sentant bien qu’il y a un abus, quelque chose d’anormal, sans leur parent ou maman, et se pliant malgré elle à cette autorité illégitime ? Moi ça me retourne. Certes, ce n’est pas une violence factuelle, ni un abus « grave » d’ordre sexuel ou autre, mais cela s’appelle de la violence psychologique. Et ca peut engendrer de réels traumatismes.


Bien sûr, les fautifs répondront toujours que ce n’est « pas grand-chose », les beaux-parents feront passer leur belle fille pour ingrate ou capricieuse si elle s’emporte, et les belles mères feront passer l’ex pour hystérique auprès du mari, souvent pris à parti et manquant de ce fait de pouvoir se positionner pour protéger ses enfants de sa nouvelle femme, qu’il aime. 
Bref, je sais pas si, moi, je dois en parler à mon psy, mais certains et certaines devraient, c’est sûr. Parce qu’il me parait incroyable d’avoir, à ces âges-là, une si petite conscience de soi-même pour pouvoir prétendre ne pas voir le mal ou ne pas l’avoir fait exprès… 
N’hésitez pas à envoyer ce post à toutes les personnes toxiques qui vous font ce genre de coups et prétendent encore que c’est vous qui faites « des histoires pour rien »… GRRRRR !!!!



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IVG et IVG "de confort" : merci Simone Veil et débat

Il y a 40 ans tout juste -vous avez dû voir passer ça hier, on ne parlait que de ça- Simone Veil alors Ministre de la Santé faisait un discours admirable d’intelligence, à l’Assemblée Nationale pour présenter une loi pour légaliser l’avortement. A l’époque, l’IVG était alors interdite par une loi répressive permettant à la police d’aller jusqu’à consulter les dossiers médicaux des femmes arrivant à l’hôpital et ayant admis avoir eu recours à un avortement clandestin ! #nanmaisalloquoi Mais en réalité, comme elle le dit si bien au cours de son discours, la loi, malgré ces tentatives de poursuites, était d’une hypocrisie rare car tout le monde savait bien que les avortements clandestins étaient légion… et tuaient des milliers de femmes chaque année.


J’avais envie d’écouter ce discours que je n’avais jamais entendu et j’ai été bluffée par la justesse de ses propos. J'ai été frappée par le sens des mots, la mesure, le choix des phrases, la justesse, l’intelligence, la vérité, de bout en bout.
Je l’ai trouvé en deux parties ici :
et là :
Dans ce dernier passage, elle dit des choses avec lesquelles je suis particulièrement d’accord et dont j’avais envie de parler :
« Je le dis avec toute ma conviction, l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde son caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? »
Et aussi :
« Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame (applaudissements) C'est toujours un drame. Cela restera toujours un drame."
Sauf que parfois, non ce n’est pas un drame.


J’avais envie de rebondir sur ce point en partageant une découverte qui m’a stupéfaite : certaines femmes peuvent se faire avorter jusqu’à 5 fois de suite, sans changer leurs (mauvaises) habitudes de (non) contraception. Moi qui pensais qu’un avortement servait forcément quelque part de « leçon », qu’après ça, forcément tu fais plus attention, même si un second accident peut complètement arriver et pas qu’à des femmes non éduquées… là je suis restée sans voix.

C’est avec ma cousine anesthésiste que j’en parlais et je ne voulais pas y croire quand elle m’a dit ça : « Certaines femmes viennent pour leur 4eme, 5eme et parfois 6eme avortement. Elles savent qu’il y a cette option, elle s’en foutent, on a beau leur expliquer quoi faire, ca ne leur fait ni chaud ni froid » Je n’ai pas voulu y croire et force détails plus tard, j’ai bien du comprendre que oui, pour certaines, l’avortement est un « confort ». C’est un sujet que je n’ai jamais vu traité nulle part, comme si mentionner ces cas revenait à remettre en cause le droit à l’avortement dans son ensemble.
Certains avortements sont appelés « de confort » par les réacs quand il ne s’agit pas d’un cas extrême : ils estiment sans doute qu’il y a toujours des solutions. Moi je ne suis pas de ceux-là, et ce n'est pas de ça que je parle: je ne parle pas de confort quand on avorte pour le simple fait de ne pas vouloir l’enfant (pas le bon moment, pas le bon partenaire), mais quand vraisemblablement, on compte sur l'avortement comme sur la pilule du lendemain.

Car bien sûr, car on doit pouvoir avoir le choix, que l’on ait 17 ans, 30 ans, que l’on soit ou non mariée, que l’on ait ou pas déjà des enfants. Toutes les femmes doivent pouvoir choisir.


Il me parait évident qu’une femme qui sera « forcée » de garder un enfant verra sa vie d’abord plombée au plan moral, affectif, mais aussi économique et autre. Une grossesse non désirée peut faire basculer une vie. Combien de jeunes filles n’ont pas pu poursuivre leurs études à cause d’une grossesse non désirée ? Combien de femmes sont mortes en essayant d’avorter clandestinement ? Combien ont été rejetées par leurs familles car elles étaient tombées enceinte hors mariage et/ou étaient mineures ? Combien de femmes chaque années -encore aujourd’hui- mettent toutes leurs économies dans un voyage pour aller avorter en Angleterre ou en Hollande ?
Là ça soulève la question des conditions d’avortement en France ou encore aujourd’hui (!!!) des sites internet sont mis en ligne soi-disant pour vous aider alors que leur objectif est de vous convaincre de ne pas le faire quand il ne s’agit pas carrément de vous faire perdre du temps pour être hors délai ? Ou encore aujourd’hui des médecins vous mettent des bâtons dans les roues, vous culpabilisent en faisant un vrai parcours du combattant ?
C’est un autre sujet mais il n’est pas moins grave. Moi ce que je voudrais dire ici c’est que nous avons ce droit précieux, régulièrement remis en question, mis à mal, appliqué de travers…

Donc, toutes les femmes doivent pouvoir choisir, mais… Comment peut-on se servir de l’avortement quasiment comme de moyen de contraception ?

C’est quand même un acte lourd. On n’est pas forcément secouée, ou émue, on peut le faire sans avoir aucun doute, mais ne serait-ce que par la lourdeur du processus physiologique, la lourdeur des démarches, la lourdeur des suites physiques parfois, une fois subit, on devrait quand même se dire « plus jamais », non ? Alors comment peut-on sortir d’un -voir plusieurs- avortement, sans changer de comportement, sans faire hyper attention ? Comment peut on arriver à 6 avortements ?

Le système, on le voit chaque jour, est fragile : manque de moyens, de personnel ; les centres d’avortements ont été 130 à fermer en 10 ans ! Et tandis que des femmes galèrent sérieusement après un accident de préservatif, ou pire, un viol, parfois à la limite du délai légal, avec des médecins faisant traîner le dossier… d’autres femmes mobilisent des équipes parce qu’elles ne se responsabilisent pas ?

Encore une fois, je ne parle pas d’accidents mais bien de profils de femmes qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour réduire le risque de grossesse. A qui on a beau expliquer en consultation ce qu’il faut faire, qui ne prendront pas la pilule pour autant, préférant s’en remettre au système dans un grand égoïsme et -c’est mon avis- un mépris profond pour celles qui en ont vraiment besoin, connaissent un accident de parcours, ou prennent la décision difficilement.
Comment faire pour les éduquer ? Moi ça m’hallucine.
Toutes les femmes devraient pouvoir choisir… Mais toutes les femmes devraient aussi se responsabiliser. Parce que ce n’est pas léger et que comme partout, la prévention vaudra toujours mieux que l’action à postériori.

Alors, merci Madame Veil : chérissons ce droit, défendons-le et surtout, faisons-en bon usage.


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Grossesse, culpabilisation du corps médical, allaitement et épisiotomie forcées...


C'est le moment du coup de gueule et préparez-vous, je pense que ce genre de considérations va revenir souvent sur le blog! Je suis extrêmement énervée, en colère, incrédule devant ce que je découvre à travers les témoignages de copines concernant le cruel manque d'humanité, de bienveillance et tout simplement de professionnalisme de certaines - je dis bien certaines, pas tous- personnes du corps médical.
Au début je m'indignais pour mes copines, par empathie, mais aujourd'hui, je suis à la limite du militantisme.

- Une première copine me raconta comment elle avait du faire face à un mur en la personne de l'échographe lors de sa toute première écho. Imaginez: première écho, l'attente, "voir" son bébé pour la première fois, une étape essentielle etc… Et là, là meuf elle lui casse le moral direct en lui disant que l'écho ne va pas être possible car elle n'a pas le papier nécessaire (un formulaire pour la trisomie, je crois, pas sure ). Bref, je ne vous refais pas le dialogue mais en gros, truc bien culpabilisant, froideur polaire, et face à face écrasant où ma copine dit "Je ne savais pas, on ne me l'a pas donné, je ne l'ai pas " et où l'autre répond "Mais si, bien, sûr, on vous l'a forcément donné ce papier". La copine fond en larmes (#hormones), devant son mec incrédule qui n'ose pas l'ouvrir. Pour finir par lui faire quand même son écho (comme quoi c'était possible, grrr) en mode pas symlpa. Bref, comment ruiner le moment….

- Une amie médecin (médecin, oui, elle est elle aussi du corps médical!!!) s'est fait prendre pour une débile profonde par le gyneco de service qu'elle allait voir par peur d'une (nouvelle) fausse couche. Idem: imaginez la situation. Clairement, elle s'y attendait, elle sentait qu'elle faisait une fausse couche, mais le médecin n'a jamais voulu le lui confirmer malgré un arrêt de développement visible de l'embryon, et bien qu'elle lui ai dit qu'il pouvait le lui dire, qu'elle était prête. Ce médecin lâche s'est en fait épargné de lui confirmer la mauvaise nouvelle et lui a dit "On attend quand même". Or rentrée chez elle avec les résultats, c'est sur internet (!!!) qu'elle a trouvé les mesures lui permettant de comprendre que si l'embryon faisait cette taille-là à cet âge-là, c'est que c'était bel et bien foutu. Et d'encaisser le truc, seule. Et de faire sa fausse couche, seule, dans les heures qui suivirent. 

- Encore une autre copine qui a galéré pour son premier avec une césarienne, alors enceinte du second, voit l'anesthésiste qui lui dit " Ah oui à la lecture du dossier le docteur en a bien chié, hein, lors de votre reprise de la césarienne il y a 2 ans. Votre cas n'est pas simple, hein. Vu votre dossier il est évident que vous aurez une césarienne… Le cas n'est pas simple, et puis à Noël, en plus, nous serons de sous-effectif , rhalala…" ce genre de choses pendant toute la consultation. Vraiment parfait pour la rassurer, non?

- Ou encore la copine qui tenait à son allaitement comme au saint Graal et ne voulait pas donner de biberon et qui a du lutter contre une (salope d')infirmière qui lui a mis une pression de dingue. Le nouveau né ayant une jaunisse, il devait aller en couveuse, ce qui déshydrate, et donc devait boire autant que possible. Mais la montée de lait n'étant pas achevée, l'infirmière a dit sur un ton péremptoire qu'elle allait donner un biberon, genre t'as pas le choix. La, ma copine s'accroche et répond: "Non, je ne le souhaite pas, ça va ruiner mon allaitement, je préfère attendre" et l'autre: "Donc vous voulez que votre enfant se déshydrate, c'est bien ça? Ou alors ne pas le soigner?" Bref, en pleine descente d'hormones, dur de tenir tête au sacro-saint corps médical soit disant bien-pensant et ses discours ultra culpabilisants!

L'allaitement, c'est vraiment le thème du moment: on choisit même parfois sa maternité pour son côté pro allaitement ou pas de nos jours!! Et le nombre de copines que l'on a tenté d'orienter dans un sens ou dans l'autre… Celle-ci au contraire qui redoutait l'allaitement et qui n'en avait pas envie à qui on a dit "Mais essayez, quand même, c'est naturel. Il faut au moins une première tété pour savoir. Vous préférez du lait artificiel, c'est quand même moins bon pour lui vous savez" avec cette culpabilisation perpétuelle
Bref, on pourrait en faire un livre. A la place, je fais un blog :-)

Bref, je suis en colère car des anecdotes comme ça sont légion notamment sur 2 thèmes ultra sensibles que sont l'allaitement et l'épisiotomie. Quand j'entends que certains médecins la pratiquent sans demander avant son avis à la patiente, quand je découvre que cela se fait bien plus en France que partout ailleurs, vraisemblablement par souci de rentabilité, pour "aller plus vite" et que son utilité est aujourd'hui fortement remise en cause, j'ai envie de hurler!
Vous trouverez ICI  un article riche d'enseignements. 

Attention, il s'agit bien sûr d'un cas extrême: parfois les épisio sont justifiées, et parfois aussi elles cicatrisent bien. On sait bien que c'est la loterie ces affaires là, mais cela permet de se rendre compte de l'importance du projet de naissance et du choix de la maternité pour éviter les épisio "préventives" ou systématiques.

Extraits: "Cela m’a révoltée. J’étais en colère, contre moi-même (pourquoi je me suis laissée faire, pourquoi j’ai pris la péridurale…) et contre le système médical. Quand on vous découpe avec le sourire c’est presque pire…" 
et 
"La naissance de mon 2° enfant est prévue sur un plateau technique, dans l’eau si possible et assisté par la personne de mon choix. Le projet de naissance est rédigé et il est axé sur le respect : respect de ma parole et de mes décisions."
Pour moi ça parait une évidence!
En conclusion, il faut savoir qu'on a le choix, en tout cas le choix de la maternité qui donne le choix, ou d'un "plateau technique" impersonnel (déjà le nom, sérieux!!?? "Plateau technique": on se croirait chez le garagiste!).
Que l'on n'est obligée de rien mais que malheureusement, il faut parfois se battre et au pire moment de sa vulnérabilité pour que ses convictions soient respectées. C'est ça qui est dur car entre les hormones, les doutes, le déboussolement total et la toute-puissance supposée du corps médical, on a du mal à résister. Et c'est ce qui est inacceptable: on ne devrait ni avoir à se battre, ni avoir à "résister" à de la pression lors de ce moment de fragilité.
La faute au système de santé et aux process couramment acceptés (alors qu'il n'en va pas de même partout dans le monde, comme pour la "position gyneco") ou au manque de moyens qui empêche de personnaliser l'accueil et force les soignants pourtant bons et empathiques à l'origine, à expédier les actes?

GRRR…. Vous avez des anecdotes à partager? Des coups de gueule à pousser? Les commentaires sont là pour ça!

Je ne veux pas d'enfant, et alors? (occupe toi de ton c...)


Du coup, cette histoire (hier, le coup des commentaires aigris sur le blog desLégos…) a quand même fait naître une nouvelle question: peut-on vraiment ne jamais regretter de ne pas avoir d'enfant? Peut-on vraiment choisir de ne pas vouloir et ne pas avoir d'enfant, ou la détresse de ces femmes qui ne peuvent pas en avoir, n'est-elle pas un signe qu'il faut foncer sous peine de regrets éternels? Et si je ne pouvais pas en avoir, comment me comporterais-je? Quelqu'un est concerné par ici?
Moi je me souviens d'une copine qui me disais en mode "argument pour" : "Je connais plus de femmes qui regrettent de ne pas en avoir que de femmes qui regrettent d'en avoir eu. En fait je ne connais pas de femme qui regrette d'en avoir eu…"
Ou encore, entendu au détour d'une conversation: "C'est la vie, et comme ça tu as quelqu'un pour s'occuper de toi quand tu es vieux, c'est le cycle normal quoi.."
Oui mais alors là, ce genre de considération, moi je peux pas du tout! Bon dieu, on ne fait pas un enfant par peur de la solitude, si? Je ne peux même pas penser en ces termes, genre "sinon je risque de le regretter". Tu parles d'une bonne raison de faire un enfant!

Il y aussi une autre copine qui disait: " Je pense que quand tu te retrouve à 50 ans sans enfant, il te manque un truc, tu dois te sentir vide."
Ce ne serait pas un discours de peur gentiment véhiculé par notre chère société?? 
Parce que moi j'ai pas du tout peur qu'il me manque un truc, au contraire, j'ai presque tendance à penser que sans enfant on se défonce plus pour donner un sens à sa vie, pour lancer des projets etc…
Moi qui à la base ne voulait plutôt pas d'enfant ou disons envisage facilement de ne pas en avoir et surtout comprends parfaitement celles qui n'en veulent pas et assument, la perspective d'un enfant me fait plus penser qu'il va me prendre des choses que m'en donner. M'en prendre dans le sens m'empêcher de faire certaines choses (voyages, sorties, projets de boulot) car forcément accaparée par ce petit être totalement dépendant de moi, j'aurais les mains -et la tête- moins libres. 
Pour moi décider d'avoir ou ne pas avoir d'enfant c'est donc d'abord envisager et ordonner ses priorités pour le reste de sa vie


La vie est peut être mal faite vu le nombre de femmes qui veulent des enfants et ne peuvent pas versus celles qui ont des accidents et se font avorter, mais si on pouvait leur foutre la paix à elles comme à celles qui disent ne pas en vouloir, les laisser changer d'avis si elles le veulent, ne pas critiquer celles qui en ont eu sans le vouloir, ne pas s'insurger contre celles qui s'en plaignent, ce serait certainement très rassurant et je suis sure que sans cette pression indistincte, les femmes auraient les idées plus sereines sur le sujet. 
Parce qu'il faut faire l'expérience de ces situations pour savoir: il est impossible de se projeter pour savoir si on regrettera ou non de ne pas avoir eu d'enfant. 
C'est d'ailleurs sans doute cette curiosité, ce "paie pour voir" (#poker) qui me pousse aujourd'hui dans une direction que je ne sais pas exactement pourquoi je prends... 
Faut que j'en parle à mon psy, non?

Position pour accoucher, un choix?


Il y a quelques années, une amie m'a annoncé qu'elle commençait une formation touchant à tout ce qui entoure la grossesse et l'accouchement... sauf l'accouchement! Le "avant", quoi,  la préparation… Les explications m'avaient donc déjà renseignée sur le fait qu'il se passe des choses "autour" de la naissance, comme le savent bien les doulas (ces femmes qui accompagnent la grossesse jusqu'à l'accouchement sans être médecin, infos ICI), que la préparation est importante, pour apprendre à pousser, à respirer etc... mais surtout, cette amie à mentionné la position choisie pour accoucher. Moi j'avais toujours vu dans les films etc... les femmes allongées sur le dos, et ça me semblait donc "la" manière de faire. Evidemment, quand on n'est pas directement concerné, on ne remet pas ces choses-là en question, on fait confiance en pensant tout bêtement, inconsciemment "Si c'est comme ça qu'on fait, c'est que "des gens" ont cherché et trouvé que c'était le mieux à faire"... TU PARLES!
Tu penses que depuis le temps que les femmes accouchent, ça se saurait hein... et ben non! 
Saviez-vous (et quand on vous le dit ça devient soudain EVIDENT) que jamais (JAMAIS) une femme n'accoucherait spontanément comme ça? Que jamais aucune femme préhistorique n'a sans doute accouché allongée sur le dos, à l'horizontale? Car en effet, spontanément on accouche accroupie, ou disons en tout cas, plutôt à la verticale.
Est-ce que ça vous fait comme moi, une lumière qui s'allume, un gros "tilt"?? 
Quand on pense à l'attraction terrestre, toussa toussa, qu'on sait où se trouve l'enfant, par où il sort et où il doit aller, d'un coup ça devient évident que la verticale est préférable non? Que ça aide à la dilatation en pesant vers le bas etc... (ICI un article qui évoque avantages inconvénient pour chaque position )



L'explication de ma copine était sans appel: la position allongée n'a été adoptée que pour faciliter le travail des médecins (d'où l'appellation de position gynécologique"), dès lors que les accouchements ont été médicalisés en série, permettant également d'établir un process plus sûr en cas de problème. Moi je dis, très bien, bravo à la sécurité, oui, mais quid de la femme qui en chie pour sortir sa crevette (parfois pas tellement crevette d'ailleurs), dont le poids appuie vers le dos et pas vers la sortie quand elle pousse, hein, déchirant au passage l'orifice?
Ce n'est pas (morpho)logique!
Bref, depuis ce jour, je sais que je souhaite accoucher comme je le sentirai le jour J, à quatre pattes, sur le côté (plus souvent admis à présent et très répandu dans plein de pays) ou accroupie si jesens que c'est mieux... Bien sûr cela met en perspective la péridurale qui, si elle est mal dosée, empêche de marcher. Là aussi faut se renseigner car si l'anesthésiste est habile il peut faiblement la doser permettant même de marcher pendant le travail!
Ça en fait des choses à savoir que tout le monde ne dit pas… Tsss… et vous, on vous a "permis" de choisir? (ca m'énerve d'écrire "permis" car tout le monde devrait pouvoir faire comme il sent!!! Grrr)

Qui peut me raconter son choix de position ou ses mésaventures à ce sujet? 
Vous a-t-on informée des différentes options? Qui a pu en comparer deux?

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