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Les "fit mums" me font chier

Ca faisait un moment que je n’avais pas réussi à trouver le temps de coucher mes reflexions hautement philosophiques sur clavier… mais je reviens avec un article dont l’idée me taraude depuis un bon moment, qu'un article lu ce matin vient de me décider à écrire...  Les « fitmums ». Les quoi ? Ces (agaçantes) mères physiquement parfaites qui affichent leur silhouette et leur healthy life avec enfants sur leurs comptes Instagram. La plupart sont pleines de bonnes intentions, et fières de leur corps, et on ne va surement pas les blâmer pour ça ! Mais… il y a un mais. Au départ, quand tu suis ce genre de compte, toi la plutôt #fatmum  que #fitmum, tu ressens de l’admiration et ça te donne envie de « t’améliorer » (vu qu’il est complètement accepté qu’être mince c’est mieux qu’être dodue voir grosse).
Photo de l'article en lien ici et ci dessus: oui les deux meufs sont enceintes... de un mois d'écart!
En tout cas, même si tu ne détestes pas ton corps, ça t’emplit de bonnes résolution et donne envie de faire comme elles, de passer à la healthy food, de faire du sport, de prendre soin de toi, de trouver ce dynamisme affiché en photos carrées chaque jour par celles qui semblent vivre une vie de rêve. Alors d’abord, il n’est pas inutile de rappeler que ces petites photos, largement mises en scène, ne montrent… que ce qu’elles montrent ! Ni le avant, ni le après et encore moins ce qu’il y a autour… Il n’est pas dit que la meuf ne vient pas de s’engueuler avec son mec juste avant, que son bébé-parfait si bien habillé ne se réveille pas toutes les 4 heures, et que c’est peut-être pour ça qu’elle bosse peu ou pas, et a donc le temps de ne s’occuper que de ses fesses ou presque (ou en tout cas de consacrer beaucoup de temps à les prendre en photo…). Donc déjà, les photos nous font croire à une vie qui n’est pas du tout réelle, mais bon, on a envie d’y croire parce que tout est si joli chez la fitmum.
De ses #smoothiebowl (bol de petit déjeuner équilibré et nutritif si possible vegan), à ses courbes toutes en longueurs, à ses postures de yoga… la meuf semble vivre dans un magazine et honnêtement, on a toute envie d’avoir cette vie rêvée, ou du moins cette partie visible. C’est que ça a l’air très cool de faire du 36 (faudrait essayer, hein), et de n’avoir pas de contraintes (la #fitmum ne se photographie pas quand elle est dans la salle d’attente du pédiatre depuis 52 minutes à attendre, notez bien)




Je pense à toutes ces choses, mais je ne pense qu’à toi. Rappel à aimer

A toi, Caro. 
La copine pas si proche mais avec qui nous avions des choses à nous dire. Des choses spéciales, pas données à tout le monde, à propos d’humanité, de travail de mémoire, du souvenir. J’aime croire que la vie ne fait pas les choses par hasard. Je voulais présenter ton mec au mien, vous n’avez jamais pu venir ensemble.
Forcément il était toujours fourré à des concerts. Avec toi, en général. Mais heureusement pas cette fois. Il était seul, au Bataclan ce vendredi 13, ironiquement déclaré journée de la gentillesse.
Sans toi mais avec 3 amis qui eux s’en sont sortis. Il n’a pas eu cette chance.
Et il aura fallu 36h pour le savoir. Pour l’identifier. 36h pendant lesquelles tu n’as pas quitté mes pensées agitées. 


Je pense à la femme, à l’amoureuse, à la mère dont la vie bascule et qui se retrouve face à ses 2 enfants. Que leur as-tu dit pendant cette interminable attente ? Comme j’ai voulu t’envoyer des ondes et de la force pendant ces heures où j’ai imaginé ce que tu pouvais ressentir. Ou j’ai pensé pour toi, où mon cerveau a imaginé en boucle tous les scénarios possibles comme tu as dû le faire. Le pire. L’espoir. Mon cœur a été ballotté solidairement avec le tien que j’imagine aujourd’hui brisé.

Rituels sur le chemin de la crèche, ma tête du matin et Aude de Nozenfantscheris

Comme vous le savez peut être, j’ai eu la chance d’obtenir une place en crèche. Un process dont je vous expliquais les secrets ici. Et surtout la chance d’avoir pu choisir de ne l’y mettre que 3 jours, gardant minouchette avec moi 2 jours. Je vous passe le potentiel enfer de ces 2 jours que j'ai choisis, hein, quand il faut que je travaille avec bébé comme assistante (j’y consacrerai un post), car je voulais plutôt vous parler des rituels rigolos qui se sont mis en place un peu malgré nous sur la route de la crèche quand je l’y emmène. Car non, je n’ai pas eu une place dans une des deux crèches en bas de chez moi, faut pas déconner quand même. Mais dans une nouvelle structure à l’autre bout de l’arrondissement. J’en ai pour 20 minutes à pieds chaque matin, moins quand je cours... 



Un trajet que j’essaie de rendre joyeux, même si parfois il débouche sur les larmes à la séparation… Et même si j’ai la tête dans le c…, que je ne suis pas douchée, ni maquillée et que j’ai mis absolument les premières fringues qui me sont tombées sous la main… je me dis qu’après l’avoir déposée, je reviens à la maison et que là, je prendrai le temps.
Donc déjà j’ai une petite chanson en anglais que j’ai inventée pour lui dire que l’on va à la crèche #preparationpsychologique. Je me penche sur la poussette et lui chante « We’re going to the nursery ». Déjà. (je vous épargne l'enregistrement de ce tube familial)
Déjà tu souris et tu chantes. 
Le matin. 
C'est louche. Même le lundi matin. Très louche. Les gens nous regardent bizarrement en général. 
Ils doivent se dire que je prends de la MD avec mon grand sourire. Surtout avec ma tête de retour de boîte de nuit alors qu’il est 9h. Ceci dit, récemment c’est moins pire grâce au décalage horaire qui a suivi mon retour de vacances en Thailande (je vous parlais de la préparation au voyage ICI, et bientôt un post sur les vacances en elles mêmes). 
Grâce au jet lag qui te fait avoir les yeux grands ouverts à 4h du matin, et la patate à 6h, là j’ai eu l’impression de vivre la vie de wondermums parfaites d’Intagram. Genre, réveillée AVANT bébé, je me suis mise à faire des smoothies. Ouai. Genre healthy et tout. A prendre ma douche AVANT de partir et pas à 16h en rentrant. Et à arriver maquillée. Ca a duré une semaine, donc, le temps d’écrire ce poste. 
Je pense que je ressemble à  :
BOB Ironman Single Stroller
Alors qu'il est fort probable que je ressemble plutôt à :


Rassurez-vous c’est déjà fini, je suis re-dans le jus tous les matins. 
Mais je continue de tenter de kiffer le trajet, d’en faire un moment sympa. Et parfois, quand je suis en retard, je cours dévale toute la rue qui descend, en souriant. 
Sur notre route, on dit bonjour au marchand de fruit qui déballe, en faisant coucou de la main (surtout elle, en fait), puis au poissonnier, qui écoute la radio. Là bébé se met parfois à taper dans ses mains. Une fête je vous dis !
Ensuite il y a un clochard à qui elle dit aussi bonjour. A chaque fois. Puis une autre dame qui fait la manche et dont l'échange de sourire avec minouchette semble être son rayon d'humanité de la journée.
Ensuite il y a re-un étal de fruits et légumes que l’on regarde en nommant les fruits (surtout moi quoi), puis les fleurs. Le mot que j’essaie de lui apprendre en ce moment :
«  Ooooh regarde les FLEURS. FLEUR. Fleeeur. »
« Gadoooo-kako »
«  C’est ça, voilà, tu as saisi. » (Bon dieu, cette enfant est surdouée!!!)

Ensuite on s’arrête devant 2 miroirs, on se regarde et on fait des grimaces, on se fait coucou à nous même. Très drôle. A ce moment en général sortent des éboueurs, je crois qu’elle adore leurs tenues fluos car à eux aussi elle fait de grands coucous et sourires. Trop polie ma fille !
Bon d’une manière générale, elle peut dire bonjour à presque tout le monde qu’elle croise pour peu qu’ils captent son attention. Ca fait un peu Queen Mum faisant coucou à ses sujets depuis sa voiture… mais avec plus d’enthousiasme et moins de chapeau, quand même…



Encore une rue, un grand axe à traverser et le passage piéton débouche sur la salle vitrée d’un hôtel où des gens prennent le petit déjeuner : il faut également s’arrêter voir s’il y a des gens et dans ce cas, on leur fait coucou jusqu’à ce qu’ils nous voient et répondent. La tête des touristes, je vous dis pas. Si ca se trouvent ils rentrent en pensant que tous les enfants français sont comme ça, la blague!
Ensuite, on est presque arrivées… je la dépose, puis je pars en courant pour ne pas l’entendre hurler m’en vais tranquille en sifflotant. 

Et parfois je croise la maman de Tom…
Et là, c’est la porte ouverte à un nouveau rituel : la café-débat matinal avec Aude du blog Nozenfantschéris.  Il se trouve que par hasard, cette autre maman blogueuse a un petit Tom dans la même section que minouchette. On s’est repérées via un mail où je proposais une collecte d’habits d’enfants pour les réfugiés. Aude m’a répondu et quand on a compris qu’on avait chacune un blog, ben forcément, par rapport aux autres mamans, ça nous a tout de suite fait un sujet de discussion. Il faut dire que les autres d’abord ne cherchent pas trop le contact, mais ont aussi sans doute un boulot à horaires… tandis que nous, ben on bosse chez nous et comment dire… Ca laisse une certaine flexibilité… Et comme on n’arrive pas les premières mais plutôt dans le dernier quart d’heure, le café peut se prolonger tard dans la matinée… et là c’est le drame. Tu regardes ta montre, il est 11h30 et tu n’as pas encore bossé…
Mais franchement, ça fait plaisir d’avoir quelqu’un qui connait et a vécu exactement les mêmes choses que moi côté boulot, l'impossible sérénité quand tu bosses chez toi, dont elle parle très bien ICI d’ailleurs. Où la difficulté de travailler à la maison avec les enfants, et son corollaire de choix, d’arrangements, de planning en marge de tout le monde et de la sacro-bitch culpabilité… mais ça, c’est une autre histoire !
Je me demande si les autres mamans deviennent aussi copines avec les mamans de la crèche ? Ca vous tente ou pas ? Car il parait qu’ensuite, c’est après avoir déposé les enfants à l’école que ce rituel du café entre mamans bat vraiment son plein… myhte ou réalité ?

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Article précédent: Comment échapper à l'échographie vaginale?

Moi qui ne voulais pas de fille…

Mais quand je pense que je ne jurais que par les petits mecs… aujourd’hui je ne comprends même pas comment j’ai pu ne pas vouloir avoir une fille ! C’est même l’inverse : j’en veux une deuxième ! Les choses se sont inversées : aujourd’hui c’est d’un garçon dont je me demande ce que pourrais faire… évidemment, si j’en avais un, tout irait très bien, et j’en serais gaga aussi, mais c’est vrai qu’au départ, je ne voyais que des inconvénients à avoir une fille. En fait je crois que j’avais peur. Pour certains, au départ, le sexe ne fait pas de différence. Pour d’autres, ça en a une tout de suite… D’ailleurs, je ne suis pas la seule, et ça me rassure d’être tombée sur ce post d’une maman qui ne voulait pas de fille non plus… et s’en réjouis aujourd’hui !

 Elle a su bien dire ce que j’ai aussi ressenti, même si moi je n’ai pas été déçue comme elle, le travail de conscientisation de la grossesse ayant chez moi pris le pas sur le sexe de l’enfant. Elle, elle a fait un blocage jusqu’au 7ème (!)  mois, tandis que moi c’était surtout avant que je ne l’imaginais pas. Une fois que j’ai su que c’était une fille, j’étais dans l’expectative, j’ai laissé aller…

J’en profite pour recommander la partie maternité de ce blog que j’aime beaucoup car pour une fois il ne s’agit pas d’une écriture en mode LOL, dérision et plaintes parentales à la sauce humour noir, mais plutôt avec l’amour et la tendresse pour thème central. Parce que si je pensais être une mère indigne et avoir moi aussi envie d’ironiser sur mon statut de maman et les galères que je vivrais, au final, ce n’est pas du tout ce que j’ai envie d’écrire aujourd’hui. Moi, j’ai envie d’écrire ce ressenti doux si particulier, cette aventure des sentiments exaltés et ce cœur qui fait boum plus fort depuis qu’elle est là… peut être aussi parce que finalement il n’y a pas tant de galères à relativiser, ou de situation épouvantables ou le comique est de rigueur pour « tenir le coup ». Pour l’instant, tout est encore et toujours rose…

Mais donc, pour en revenir au sujet, c’est AVANT (= quand j’ai arrêté la pilule et que je me suis un peu projetée), que j’imaginais exclusivement un bébé mec, dont je serai raide dingue, mais une fille, non, je ne la voyais pas. J’imaginais, j’imaginais… en fait je ne me souviens même plus, je me disais que je ne saurais pas quoi faire avec une fille, que je ne la comprendrai pas. Je pensais à l’adolescence aussi, à une sorte de compétition mère-fille. Je pense depuis toujours qu’une fille il faut vraiment lui apprendre beaucoup de choses plus tôt, plus sérieusement qu’à un garçon, peut être car il faut non seulement qu’elle se protège, mais aussi qu’elle compense les potentielles inégalités à venir. Bref, aujourd’hui je pense toujours ça mais je suis tellement dingue de ma fille que je ne me souviens plus ce que c’était de ne pas en vouloir une. Je suis fière, je vois notre complicité se renforcer chaque jour, je me projette sur une future proximité, sur toutes les choses importantes que je veux (vais) lui transmettre, et lui dire, ces choses que moi j’aurais aimé savoir…

Et bizarrement, à l’idée d’avoir un petit mec, aujourd’hui je suis toute chose… Impossible de me projeter avec un garçon. C’est trop bizarre. Je rêve d’une seconde fille. J’ai déjà les prénoms… 
Faut que j’en parle à mon psy ou bien ? ;-) Si toi aussi tu as ressenti ça, n'hésite pas à partager ton histoire en commentaire, ca me rassurera! 

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Première(s) dent(s) !


Oh lala, je suis excitée comme une puce… et un peu terrorisée aussi !
Mon bébé va avoir des dents, je suis toute chose…
poussée dentaire
Notre miaoute d’amour se prépare à échanger son adorable sourire de petite vieille édentée contre celui d’un lapinou, avec deux dents (oui il parait qu’elles viennent par deux, en haut et/ou en bas). Jusqu’ici, tout va bien, comme dirait le film. Mais à quand La Haine ?
Car je me suis promenée sur des blogs et à côté des conseils pour soulager la poussée dentaire, j’ai pu lire des symptômes qu’elle n’a pas (encore) eus mais que je redoute. Pour l’instant ses gencives la travaillent de manière supportable. Elle ne bave pas trop mais par exemple se rendort moins bien la nuit quand la douleur (ou la perte de sa tétine) la réveille, ou encore émet soudain un cri strident, et passe son temps a mordiller ce qui lui passe sous la main, des jouets, mes doigts et les siens…

Parents, rangement et désencombrement

Au moment où je vous parle écris, ma maison ressemble à un jeu de piste
Les fringues sont posées en tas, les joujoux rassemblés dans les coins et la valise du WE dernier pas encore tout à fait défaite… Perso, il y n’y a pas un jour ou je ne doive pas choisir entre me laver et ranger. 
Pour rappel : je garde bébé Miaoute -7 mois et bientôt une dent- à la maison ET je travaille à la maison. Face a cela, il y a deux camps : ceux qui pensent que ça doit pas être facile mais faisable, et ceux  -celles la plupart du temps- qui savent.
bordel enfant

Pour les premiers, sachez que si OUI, c’est « faisable », mais ça ne l’est qu’au prix de sacrifices assez importants (exit épilation régulière, risque de mort par glissade sur un jouet, frigo soit complètement vide, soit plein de trucs périmés) BREF, c’est tendu !
Celles qui savent, n’hésitez pas à m’envoyer vos astuces en commentaires, hein, ou sur la page FB

J’avoue que si je fanfaronnais les premiers mois, disons que là je cale un peu. Est-ce par effet cumulatif ? Est-ce rapport aux nuits plus coupées qu’avant (oublier la logique de « plus le temps passe et plus ils dorment », foutaises ! Rien n’est jamais acquis !) ?
Toujours est-il que je me réveille -en pyjama- pas douchée- aujourd’hui dans un capharnaüm terrible.
Pas bon pour mon énergie créative ça…
Je ne rêve que d’une chose : ranger ! Mon fantasme ? Passer l’aspirateur ! Et pas en string et talons hauts, non par fantasme je veux dire truc imaginaire qui me fait kiffer en y pensant !
C’est grave docteur ?



fantasme ménage


Mais pour ça, l’idéal n’est pas d’avoir un amour de rôti rose dans les pattes. Alors aujourd’hui, j’ai choisi : au lieu de me doucher (ce qui explique que je sois en pyj’ encore à 15h parce que quand même normalement je me lave, pendant ladite sieste, justement), ce matin donc, pendant sa sieste, j’ai rangé.
YEEEES ! Rangé ! Joie ! Bonheur, sentiment de satisfaction !!! (ce bonheur disproportionné aussi est suspect…)
Bon pas comme avant en mode toupie infernale, mon rythme s’est passablement ralenti (et pis chuuuutt, faut pas faire de bruit, exit l'aspirateur) mais j’ai réussi à redonner un semblant de mieux à mon chez moi. C’est chéri qui va être content !
Mais là où je voulais en venir, tout ceci étant certainement le lot de très nombreuses d’entre vous, là où je prends peur, c’est que l’appart semble encombré. Avant bébé, et après, même, nous avons entrepris un grand désencombrement, vendant là un meuble, donnant ici un canapé à des copains, des vêtements trop petits à la PMI… Mais depuis quelques semaines, il se passe un truc terrible : à mesure qu’on vide d’un côté, ça se rempli de l’autre. Le même mystère que les chaussettes qui disparaissent dans le lave linge… Un phénomène inexpliqué…

bazar enfant

Et je ne parle pas de mes craquages sur des mini fringues trop choutes : comme la Miaoute ne va (toujours !!!) pas à la crèche (en septembre, on croise les doigts), elle n’a pas beaucoup d’habits. Mais de plein d’objets qui envahissent perfidement le quotidien : le transat de bain dans la salle de bain (foutu truc inrangeable !), baby cook, biberons, petits pots et lait en poudre dans la cuisine, transat et joujoux dans le salon, tapis d’éveil dans mon bureau…
Bref, la Miaoute gagne du terrain ! Help ! 
On risque de nous retrouver ensevelis sous une pile de bodies en train de manger des petits pots !!! Comment tu fais toi, lectrice expérimentée pour ranger/pousser les murs/faire le ménage/trouver de la place/organiser ces adorables mais non moins minuscules et impliables fringues de baby etc…???

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vintage pin up

Une St Valentin chez les beaux parents => de nouvelles questions existentielles!

Ce week end, c’était la St Valentin. Mais je m’en suis à peine aperçue car il était prévu de longue date que l’on aille voir mes beaux-parents que nous avions zappé à Noël. Enfin zappé, en fait, comme dans de nombreuses famille, Noël, c’est un an sur deux… mais ça ma belle-mère aime à l’oublier, surtout quand ce n’est pas leur tour. Et elle est toujours très attristée quand on ne vient pas…même si c’est logique bon sang ! Du coup, en général, on tremble de "l'annoncer" (pourtant ya pas de surprise, un an sur deux, c’est facile à retenir, non ?) et ensuite, elle n’omet pas de demander « Alors, quand venez-vous ? » quand mon mec l’a au téléphone. Il faut donc trouver vite une date.
On ne pourra pas dire que cette année je ne me suis pas sacrifiée pour « rattraper le coup » hein, vu que cette année nous lui avons offert notre WE de St Valentin. Non pas que nous soyons très attachés à cette tradition marketing fête, mais enfin, un week end quand on est jeune parents, c’est autant de temps passé ensemble à pouvoir un peu reprendre les rênes du bordel organisé qu’est devenue ta vie la semaine…
J’ai d’ailleurs eu d’abord l’idée d’un post sur le bordel et l’ambition de désencombrement jamais réalisée, mais je garde ça pour plus tard, il sera toujours temps… (le bordel -malheureusement- ne va pas s’envoler)

Finalement, ce que ce week end m’a inspiré, c’est une nouvelle question métaphysique au sujet des (bonnes) manières et des habitudes en général qui sont données à voir à nos chers petits.
Je me demande comment nous allons gérer les futures visites chez les grands parents dans la mesure où ils ne vivent pas exactement comme nous. Comment rester cohérent dans les messages et valeurs qu’on fait passer ? OK, c’est dans longtemps mais vous le savez, ici -comme ce post précédent  le prouve- on n’attend jamais trop pour se poser des milliards de questions. 
La problématique est la suivante, je prends un exemple :
Comment dire à son enfant « On ne dit pas aller AU coiffeur  mais CHEZ le coiffeur » quand et si les grands parents le disent ? (un exemple j’ai dit, dieu soit loué, mes beaux-parents ne disent pas ça !)


Moi j’ai une vision assez stricte en ce qui concerne les « manières ». J’ai été élevée avec beaucoup de permissivité mais on ne rigolait pas avec les bonnes manières, la bienséance et l’expression française. Du coup je me demande quelle influence peuvent avoir l’école, mais aussi la famille sur l’éducation qu’on donne, et surtout, que faire quand on sait déjà  qu’il faudra expliquer, ruser, peut être même mentir ("Oh avant on faisait comme ça, dans le temps, mais aujourd'hui c'est fini..." Alors que ça n'a rien à voir avec le temps qui passe et tout à voir avec l'éducation...)?
Et tadam, voici la peur qui en découle : si mon enfant voit des choses chez ses grands-parents/oncles/tantes et même amis qu’il reproduit avec lesquels on n’est pas d’accord : comment gérer et rattraper le truc sans dénigrer les gens? Parce que fatalement, un jour nous entendrons :
« Pourquoi je dois pas mettre mes coudes sur la table, papi il le fait tout le temps ? » et « Chez papi et mamie on peut regarder la télé en mangeant, alors pourquoi toi tu dis que c’est pas bien ? » 
Et que forcément, dire que "Les coudes sur la table c'est mal élevé", ben si papi le fait, ça revient à dire que papi est mal élevé, CQFD...
Hum… des idées ? Des expériences à partager ?

En attendant, nous avons donc passé une St Valentin familiale au possible. Avec la télé en fond sonore. ;-)
L’an prochain, on se fait Noël, alors j’espère que chéri aura trouvé mieux comme idée de week end… #fautqujenparleamonpsy

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Moi, enceinte !?

C’est drôle, c’est le premier titre que j’avais envisagé pour ce blog. Etre enceinte, moi, me paraissait tellement fou. Je voyais ça en mode « Moi, enceinte. Ca vous étonne ? » sur le ton de « Ca vous étonne, Richard Berry, qui mange un Sveltesse ? ». Mais je ne sais pas si les gens auraient compris. Ca faisait un peu trop « Moi enceinte » en mode « Moi Christiane F » (ou « Moi Président", pire !).
Mais à présent que j’ai craché les articles qui me tenaient à cœur (tellement envie de transmettre aux futures mums !), je peux revenir sur mon histoire à moi, à suivre ici même, puisque c’était l’objet du blog. Même si étrangement je n’ai pas réussi à le tenir pendant ma grossesse… Rewind…. Et résumé !

Rappelez-vous… Au départ, je ne voulais pas (trop) d’enfant (lol quand je vois la maman gaga que je suis !!!)… Ensuite, j’ai constaté que je n’étais et ne serais jamais sure de mon choix d’en avoir…  Enfin, j’ai arrêté la pilule en m’en remettant au destin, espérant presque que ca mette le plus de temps possible. 
Pour finir, malgré des signes avant coureurs, je n’ai pas du tout été excitée comme une folle quand j’ai fait pipi sur mon bâtonnet...
Mais contrairement à d’autres (à qui ces posts sont particulièrement dédiés), je n’ai pas paniqué pour autant, même si par la suite j’ai passé 9 mois à me demander si j’allais aimer ce bébé ;-)
Donc, là dans mes toilettes, rien, nada, constat froid : je suis enceinte, c’est bon, cette fois ça y est.
J’ai alors pensé à 2 choses :

Mon mec était à l’étranger pendant 3 semaines et je me suis demandé si j’allais lui annoncer au téléphone ou attendre… J’ai choisi d’attendre : il allait falloir meubler pendant 3 semaines ! Allait-il m’en vouloir de ce choix ?

Et aussi, le soir même j’avais invité des amis à prendre l’apéro… hors de question de leur dire, trop tôt… mais boire ou pas ? Il faut que je vous confesse ceci : je suis partie du principe que j’aurais pu faire le test le lendemain, et donc na pas savoir… Et j’ai donc fait comme si je ne savais pas… J’ai bu mes 2 derniers verres de vin avant un moment, tout en y pensant pendant la soirée, mon secret en tête… bravo ! Ca commençait fort en mode mère indigne
A suivre

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Mon bébé, Pandore, Charlie et moi


Bouleversée, comme tout le monde.
Choquée, à ne pas en croire ses yeux.
En allumant la télévision avant-hier, mon cœur s’est serré. Je n’avais pas encore entendu un mot mais le visage d’Ali Badou, son expression, ses traits et quelque chose de l’ordre d’une urgence dans le regard sont allé droit à mon cerveau. Ma respiration a connu un moment de suspens quand une gravité nous submerge, où le souffle est coupé, où l’on a du mal à aller au bout de sa respiration. Quand on comprend que quelque chose s’est passé.
Les mots ensuite sont venus à mes oreilles, et avec eux, la compréhension indistincte et l’émotion, immédiate, entière, brûlante
Les larmes qui montent aux yeux. La sidération. Un frémissement comme un air froid qui passe dans le dos et qui me glace. 


Le temps d’osciller entre laisser éclater un sanglot, vite rattrapé par une morale judéo chrétienne à la con qui choisit toujours le principe austère de la « dignité » selon ses critères… j’écoute, je regarde, je suis déjà meurtrie sans comprendre pourquoi cet événement me touche au cœur
L’heure est grave, on peut le sentir à travers l’écran.

Mais la télé est en second plan : entre elle et moi il y a ma fille, mon bébé, dans son transat. Elle me fixe de ses yeux bleus. Mon regard défocalise et rejoins le sien. Comme toujours quand on se regarde, elle éclate d’un sourire géant dont elle seule a le secret et ma gorge se noue.
Le choc des civilisations dont parlent certains s’incarne dans le choc immense que je ressens entre la pureté et l’innocence et la barbarie et l'ultra-violence qui s’expriment sous mes yeux.

Mais ce n’est pas que ça, non. Pas que la violence. C’est ce qui est dit, ce qui n’est pas dit, ce qui est revendiqué, ceux qui ont été choisis, visés, anéantis. C’est ce qu’on devine, à notre échelle, de l’énormité de ce qui se joue, au-delà de notre compréhension. C’est l’absurdité.
L’absurdité. L’absurdité totale. L’absurdité profonde. La folie. Le manque de sens. Le chaos.
Et soudain, pour la première fois, le sentiment d’égoïsme d’avoir eu un enfant.
Avant j’entendais certains avoir des discussions autour de ça, et je ne comprenais pas vraiment ceux qui disaient ça. Egoïste d’avoir un enfant ? Comme je ne pensais pas qu’avoir un enfant apportait du bonheur, je ne voyais pas trop en quoi cela pouvait être égoïste.
Et soudain, devant l’horreur et mon petit bout d’amour sur pattes, je me sens honteuse. Inquiète. Egoïste. Egoïste de recevoir tant de bonheur grâce à elle et de savoir que par « ma faute » (oui, oui, faut sans doute que j’en parle à mon psy, CQFD), ma fille vivra des moments de désespoir, de désœuvrement, de questionnement sans réponse face à l’absurdité du monde et des hommes.

Merde alors, pas moyen de l’éviter : c’est sûr, elle souffrira. Certes, mais ce qui me tourmente ce n’est pas qu’elle puisse être triste, connaitre des moments de peine constructive, mais qu’elle puisse se questionner à ma façon, se désespérer comme moi, et perdre la foi en l’homme. Parce que moi je suis à bout, à bout d’espoir, à bout de recours mentaux pour me convaincre que « ça va aller », à bout de sensibilité heurtée, froissée et mise à mal chaque jours par des faits divers sordides, les guerres qui n’ont plus de sens que pour les affaires de politiques internationales, les horreurs commises au nom du profit, les hypocrites, les menteurs, l’injustice.


Ma fille saura-t-elle mieux le vivre que moi ? Quelles armes puis-je lui donner quand moi je me sens si écrasée par le poids de l’absurdité du monde, du manque de sens qui semble être la norme, comme une épidémie de connerie, de bêtise, de nullité générale. La réponse est l’éducation, bien sûr, seule conclusion systématique aux discussions, aux reportages et autres analyses… mais cela ne suffit pas à éviter de parfois sombrer dans une profonde déroute mentale. Quand l’esprit se heurte à l’impossibilité de comprendre rationnellement ce qui arrive. Car Charlie nous mobilise mais ce que nous avons vécu est le quotidien de nombreux peuples. Ca aussi ça me désespère. On devrait tous les jours dire Je suis la Palestine, Je suis Israel, Je suis la Syrie, Je suis les femmes violées et se mobiliser pour tous ces peuples. contre ces violences. Il est là l'écrasement: c'est tous les jours, et partout, ou presque. A se demander comment continuer à vivre tranquillement quand il se passe de telles atrocités. 
A un point que je n’imaginais pas.
Plus de repères, plus de raison de vivre, presque. #existentialisme


Je pense à une de mes histoires préférées, le mythe de la boîte de Pandore. Quand j’étais petite, j’avais une cassette qui le racontait et un album dont je revois les illustrations. J’adorais cette histoire. Je me souviens des bruitages de cette cassette quand Pandore ouvre la boîte, en libérant tous les maux de l’humanité, représentés par des animaux sombres et des insectes sur l’album, accompagnés de bourdonnements intenses qui faisaient un peu peur sur la cassette. Je ressens toujours l’émotion qui m’a ensuite étreinte quand j’ai vu l’image du petit papillon blanc représentant l’Espérance restée dans la boîte, et compris abstraitement la morale de l’histoire puisqu'encore récemment il me semblait qu'elle portait un message d'espoir. (En réalité, les interprétations sont plurielles avec parfois l'idée que Zeus ne laissa même pas l'Espérance aux hommes pour s'en sortir mais aussi que l'espérance est elle aussi une calamité au même titre que ce qui est sorti de la boîte...).

Mais bref... De nombreuses copines mamans et/ou blogueuses comme Babidji ou Papa Panique ont soulevé la question de comment parler/expliquer les événements à leurs enfants… J’ai d’ailleurs posté des articles à ce sujet sur la page du blog, si ça peut aider. Comme Mathilde de LaVie en Blonde, je suis vaguement soulagée de ne pas avoir a expliquer les choses avec des mots et que mon bébé soit pour l’instant dans la bienheureuse inconscience des atrocités qui se sont jouées et des scènes de violence qui continuent de se jouer en ce moment même. Mais et plus tard ? Un jour il me faudra moi aussi répondre à des questions qui ne devraient même pas m’être posées. 
Et puis j’ai vu que d’autres ont posté de jolies photos de leurs bébé comme Poulette sur sa page FB, et ont reçu des « Merci pour cette image réconfortante » en commentaire, sur FB. Comme si le visage angélique d’un enfant endormi était le seul refuge émotionnel, la meilleure arme contre la déprime, le seul remède, même.

Et c'est sans doute vrai. Parce qu’en même temps, ce sourire immense qu’elle me tend et qui fait monter mes larmes contient à la fois toutes les raisons de se désespérer de la noirceur du monde face une telle promesse de bonheur, mais à la fois, toutes les raisons de vivre, de croire en l’avenir et en l’humanité. Merci ma fille. Mon bébé. Mon papillon blanc. Mon espérance.


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Juste un bébé, c’était juste un petit bébé

Attention, séquence émotion. Ce blog je l’ai imaginé pour partager mes découvertes et infos précieuses, mais aussi pour pouvoir y déposer mes propres doutes et émotions sous forme de posts, avec à terme, qui sait, une communauté de maman avec qui échanger et qui me répondra… #entraide #solidarite #etc
Et là j’en ai vraiment lourd sur le cœur. J’étais dans le métro, sans ma fille pour une fois, gardée par son papa (pour une fois - bis), quand une mendiante est entrée, pieds nus, dans le wagon, avec une petite fille dans les bras.
Scène malheureusement courante dans le métro parisien, qui jusque-là ne m’émouvait pas trop, mais me mettait plutôt en colère. Je pensais surtout « Envoie tes enfants à l’école, le métro c’est pas un lieu pour eux ! », je secouais la tête, de rage, de ne rien pouvoir faire, fâchée contre ces mamans qui -sans peut être avoir le choix même si je pense qu’on l’a toujours dans une certaine mesure- condamnaient leur enfant à une vie de misère comme la leur, sans doute coincées dans une communauté écrasante pour laquelle aller demander de l’aide à une association n’est pas une option.
Bref, je ne m’attendais pas à un changement de sensation aussi radical.
Il faut bien savoir qu’au-delà de la grossesse et de son potentiel hormonal explosif, après l’accouchement, l’hyper sensibilité reste, ainsi que pendant l’allaitement et sans doute encore après.
En un mot : une fois que tu as toi-même un bébé, ton rapport aux enfants et aux bébés en général change ; tu te retrouves à pleurer comme un veau devant un film ou à sentir ton menton trembler à la lecture d’un article sur les conditions de vie des enfants réfugiés dans les pays en guerre, bref, la larme devient facile.
Ma nouvelle sensibilité et moi-même avons donc dû faire face à ce duo mère-enfant qui s’est assis en face de moi dans le métro. La petite fille, environ 10 mois, s’est soudain mise à pleurnicher, se tortiller puis menaçait de franchement pleurer, sur les genoux de sa mère, pieds nus et en guenilles, donc.


Son visage s’est un peu crispé, ce bébé pleurant avant même de réaliser que c’était par faim, le temps que passent dans ses yeux tout plein d’expressions. Et là, soudain, de mon coté, les larmes. Montée des eaux incontrôlable : mes yeux se sont emplis de larmes devant le visage de la petite fille et son regard. La même expression que quand ma fille à moi à faim. Les mêmes yeux naïfs, innocents et purs, inconsciente de sa situation : juste un bébé.
Cette petite fille n’était plus rien d’autre qu’un simple bébé qui a faim. 
Pas une rom, pas la fille d’une mendiante, juste un bébé. Un être sensible, confronté à sa vie.


Comme un miroir en face de moi, ça m’a retournée. Rien que de l’écrire, j’ai la gorge qui se serre.
Je ne sais pas si ça vous ai déjà arrivé, mais je n’avais jamais été bouleversée comme ça.
La mère lui a alors enfoui la tête sous son pull, la petite fille a tété -comme la mienne le fait- et sa tête est ressortie du pull quelques minutes après, un air plus serein sur son visage poupin. Satisfaite sans la moindre idée de sa situation. Juste un peu repue, comme la mienne après avoir tété. Juste un bébé.
La mère s’est alors mouchée dans ses doigts avant de s’essuyer sur sa jupe. J’ai sorti un mouchoir et le lui ai tendu. Erreur. Elle m’a alors apostrophée à coup de « Mademoiselle, argent, bébé » etc… Je n’ai pu que lui faire un « non » franc de la tête. Car je sais que derrière ces mamans il y a des systèmes quasi mafieux et organisés. D’ailleurs, habituellement, les enfants utilisés pour mendier dans la rue sont drogués pour somnoler toute la journée…
C’est sans doute pour ça que ça m’a retournée : là ce n’était pas le cas. J’ai vu une étincelle réelle dans les yeux de cette enfant, des regards qu’on ne croise pas habituellement, les petits étant à moitié endormis contre l’adulte assis sur le trottoir.
Retour dans le métro : la mère a ensuite utilisé le mouchoir avant de le jeter par terre dans le wagon.
Ca m’a permis de me ressaisir en me disant que je ne pouvais pas changer ni sauver le monde, ni le gens. Mais je suis restée très longtemps avec le cœur lourd, et les yeux de ce bébé qui a faim sont restés gravés dans ma mémoire… 
Comment on fait quand on est maman pour continuer sa journée après ça ? C’est encore plus dur qu’avant d’ignorer la détresse de ces petits êtres L Faut-il chasser l’idée de sa tête aussi vite que possible ? Sinon quoi à part écrire ? En parler ? Sachant que ca ne changera rien ?

Faut que j’en parle à mon psy.
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Résultat test de grossesse: toutes les réactions sont autorisées!


Bon alors, je vous préviens, je ne vais pas rattraper 9 mois de retard par ordre chronologique, mais plutôt par envie et inspiration (mais vous z’inquiétez pas j’ai tout noté pour ne rien oublier) MAIS, malgré tout, ne sachant pas vraiment par où commencer… le plus simple était de commencer avec la découverte de LA CHOSE. Cette chose à laquelle on pense FORCEMENT à plein d’étapes de la vie, qu’on a imaginé plein de fois : ce moment où on se fait pipi à moitié sur les doigts et à moitié sur un bâtonnet et ou le symbole indique que le test est positif !
Attention, entendons-nous bien ! Quand je dis « que l’on a forcément imaginé », je ne veux pas dire « imaginé avec le cœur qui bat, avec espoir et impatience ». Non, car ici comme vous allez le découvrir au fil des articles, on mise sur le moins de clichés possible avec visée de déculpabilisation maximale.

Premier point, donc : non, quand on pisse sur le bâtonnet, on n’est pas FORCEMENT en transe.

Tous les cas de figure sont possible : la peur de l’accident, l’attente émue, la peur du résultat même si on l’a un peu cherché, bref, à chaque situation sa réaction.
Et pour cause. Le message du jour s’adresse à une croyance à laquelle on va faire la peau si vous le voulez bien : cette scène que j’avais, que vous avez, que nous avons toutes imaginée, et bien non, elle n’a pas qu’une façon de se passer ! En général, on l’a imaginée type : je vais ressentir un truc énorme, voire une bouffée d’amour immédiate, je vais me sentir changée etc…
Car avouez-le, la plupart du temps quand on s’est imaginé un jour voir les traits positifs apparaître sur ce petit bâtonnet, on a plutôt imaginé ce genre de sensations, pas vrai ? La situation idéale, la joie, une émotion forte…


Alors nous y voici pour le message du jour : parfois, on est trop anesthésiée par la prise de conscience pour ressentir quoi que ce soit. Ouai.

Parfois même alors qu’on essayait activement de faire un bébé, et quand on voit que c’est en train d’arriver, on ne ressent pas de joie particulière. De la surprise, de la panique, du doute, mais pas de joie. Faut-il en parler à mon psy? Nan.
Car tu sais quoi ? Non seulement c’est pas grave, mais c’est normal et même, attends voir, c’est courant ! C’est un truc dont on ne parle pas trop sauf avec des copines qui ont eu des enfants, et en général après coup. Mais souvent, on se retrouve face à ce délicieux bâtonnet, plein d’une nouvelle si fracassante, qu’on en reste coite. (de l’expression rester coi, ce n’est pas un terme de parent, t’inquiète, ca va venir)


Alors pour finir de te déculpabiliser, lectrice, je vais te raconter ma réaction à moi. Je te mets dans le contexte : j’ai arrêté la pilule, on n’avait pas super envie mais on s’est dit que ça mettrait du temps et qu’au moment où ça arriverait, on verrait bien… Bref, on s’en est remis à la chance ou à la nature, comme on veut, pensant que 15 ans de pilule pour moi x 15 ans de clopes pour lui + les fausses couches fréquentes = environ 1 an passerait avant qu’on soit confronté à la chose.
HAHAHA.
HAHAHAAAAAHAAAAAAAHAAAAAAAAAAAAAAAA.
3 mois après, c’était dans la boîte, si je puis dire. 
Au programme donc, surprise et absence d’évidence
Note : mon mec était à l’étranger, j’étais donc seule, et j’ai décidé de lui dire de vive voix ce qui allait me faire attendre 3 semaines qu’il rentre sans pouvoir me confier… Après ma prémonition de grossesse de l’épisode précédent, et comme mes règles n’arrivaient pas, me voici donc dans mes toilettes à tenter de diriger mon pipi (vas-y, rigole tant que ça ne te déclenche pas encore des fuites urinaires jeune nullipare). Les 2 traits apparaissent et voici exactement ce qui m’est passé par la tête :
« Et merde. Bon dieu, cette fois ça y est, c’est pour ma gueule ! Puta*** je suis enceinte !
Merde.
Heu, non-non-non pas merde.
Mais alors… Haaa? Ou… Heuu?
Mais je suis contente ou bien ?
Merde, j’en sais rien. »

Bref : je ne sais pas quoi dire devant ce bâtonnet de pipi aux deux lignes parfaitement parallèles qui ne laissent place à aucun doute. En même temps, ya rien à dire. Et puis je suis toute seule.
Mais quoi penser? Ah! Ca c'est une autre question.
Attends. Pause. J'attends… je guette… Non, aucun déclic de joie.
Pas vraiment de peur, ni de panique (le temps que ça monte au cerveau j'imagine), en fait je m'en doutais, je le savais déjà quelque part dans mon soutif….
Ce qui m’étonne le plus n’est donc même pas le résultat en lui-même mais mon absence d’émotion forte.

Mais tout de suite je me dis que ce n’est pas grave, que je vais me laisser le temps de voir venir.
Car j’ai la chance de m’autoriser, voir travailler à extraire la culpabilité de mon système, et à m’autoriser à avoir les réactions que je veux/peux.
Mais je sais que c’est dur, et je sais que plein de filles se demandent si c’est normal, si elles sont normales de ne pas sauter de joie, de ressentir d’abord de la peur avant de la joie etc…
Alors, heu, tu es en train de te préparer à fabriquer un être humain, à l’intérieur de dedans toi-même, donc je dirais qu’un mélange de peur, d’excitation, d’appréhension, voire de dégoût, ou encore de joie ou de rien et précisément normal, pour le coup !

BREAKING NEWS : on est dans l’humain, il n’y a pas de normalité.
Et même : ta réaction peut être irrationnelle, genre tu attends d’être enceinte depuis de looongs mois, et là, alors que ça y est, soudain, bof, tu le sens plus, tu as envie de faire marche arrière…
Tiens, pour finir de te convaincre, je vais te donner l’exemple d’une autre copine qui a elle aussi été surprise de la rapidité avec laquelle elle est tombée enceinte. Et ben elle et son mec ont évité le sujet pendant quasi 24h, faisant comme si de rien n’était, incapables de se réjouir, d’en parler, ou quoi que ce soit. Et pourtant ils s’aiment, mais c’est arrivé tellement vite qu’ils n’habitaient même pas encore vraiment ensemble. Ils avaient sans doute besoin d’encaisser la news chacun de leur côté : ensuite, ils en ont parlé et se sont réjouis comme des fous. Ca ne veut donc rien dire : la première réaction ne va pas conditionner le reste de ta vie et de ton rapport à ton futur enfant !

Alors copine, quand les traits apparaissent, laissent monter, laisse aller, de toute façon, il n’y a plus qu’à se laisser porter car c’est là. 
Donc, keep calm, tu es juste enceinteEt ça va être super!


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